Pas de grande distorsion à l'heure actuelle entre les prix affichés pour les ferrailles et la demande. La situation devrait perdurer en décembre. Pour l'Europe des sidérurgistes, il est désormais habituel que les financiers souhaitent voir les stocks diminuer, les directions des sites n'ont donc pas d'autres choix que de surseoir aux achats. Sur le marché export, la Turquie mollit quelque peu avec de légères baisses de prix de quelque 3 à 4 $/t pour la HMS 80 : 20. « Les aciéristes turcs ont l'air solides sur leurs positions, observe un négociant français. Ils ne veulent pas dépasser 390 $/t sur les prix d'achats aux États-Unis et de 380-382 $/t pour leurs achats européens. Nous n'avons pas à nous plaindre, les exportateurs européens vendent leurs ferrailles au nord de la Turquie à un prix correct. » Les variations de prix observées ce mois-ci sont en hausse sur toutes les catégories « peut-être, suggère un recycleur, pour suivre la tendance turque. Toujours est-il que nos marges sont difficiles à reconstituer. » Un acteur du marché nous confie que le problème auquel sont confrontés aujourd'hui les recycleurs de métaux ferreux est la fragilité financière d'un certain nombre de leurs clients. « Nous l'avions annoncé l'année dernière. 2013 est une année moyenne pour les recycleurs et mauvaise pour les sidérurgistes. » Certains parmi eux et non des moindres n'ont plus d'assurance-crédit. L'autre difficulté pour les entreprises de recyclage est l'investissement en équipements réalisé ces dernières années. Il est trop important pour ce qu'il y a à broyer, cisailler et transporter. Pas de reprise dynamique attendue avant le 6 janvier mais l'attente de voir revenir aux achats les Aperam, Sollac, Vallourec et les autres.