Europol vient de publier son rapport 2013 sur les crimes contre l'environnement, qui englobe un large éventail d'infractions dont les trafics illicites de déchets. Ils restent sous-estimés, en dépit des liens intrinsèques avec l'économie légale. Son directeur général Rob Wainwright cite les groupes criminels organisés en Italie dans les secteurs public et privé. Les trafiquants exploitent l'absence d'instance de régulation et de contrôle à l'échelle européenne en recourant à de faux documents. Le rapport note également une hausse des trafics de DEEE vers l'Afrique et, dans une moindre mesure, l'Asie. Les déchets électroniques sont devenus des denrées convoitées dans ces régions en raison des métaux qu'ils contiennent.