Ne se limitant pas aux seuls déchets de soin, la production de déchets en milieu hospitalier s’élève selon H360, association de cadres techniciens hospitaliers, à 700 000 t/an pour un coût de traitement, représentant entre 2 et 5 euros par jour et par patient. Pour des raisons d’hygiène, législatives (contrôle obligatoire tous les quatre ans, réalisé par la Haute Autorité de Santé) mais aussi écologiques et financières, les établissements de soins (3500 en France dont les maisons de retraite) mettent en place une gestion encadrée, dont les services techniques et logistiques assurent le plus souvent la mise en œuvre et le contrôle. « Il faut en moyenne compter une tonne de déchets produite par lit » explique jean Noël Niort président de l’association. Une récente enquête menée par le C2DS* auprès d’un peu plus de 260 établissements a révélé qu’en dix ans, les hôpitaux et cliniques selon leur taille sont passés de 2 filières de tri sélectif (DASRI et autres déchets) à 14 en moyenne. Le recours aux REP et aux éco-organismes quand il y en a, s'avère avec le temps et la pratique être la meilleure solution de prise en charge, sur le plan logistique et financier.
*Comité pour le développement durable en santéRR