« La France dispose de 5 600 déchetteries professionnelles, mais cela reste insuffisant » alerte en particulier Albert Zamuner, chez Picheta. Cette entreprise de travaux publics et de traitement de déchets du BTP possède sept sites en région parisienne. Mais depuis 2000, pas moyen d'en ouvrir une nouvelle. Raisons principales évoquées : manque de foncier, hostilité des riverains, procédures administratives trop longues. Qui dit déchetterie professionnelle, dit entreprises et artisans du bâtiment et déchets de chantier. Alors que les plans de gestion de déchets de chantiers sont en cours d'établissement, l'Ademe estime le gisement potentiel à récupérer de 40 millions de tonnes par an sur le territoire avec des variantes selon les régions. Pour mieux cerner le problème et rendre ces déchetteries plus accessibles aux professionnels, au risque de voir sortir de terre de plus en plus de dépôts sauvages, l'Ademe et Egéa ont réalisé cette année un état des lieux et une liste de recommandations aux collectivités et aux porteurs de projets de nouveaux sites. L'ensemble de ces données est désormais disponible sur le site Internet Optigede de l'Ademe. Une mise à jour sera réalisée tous les deux ans et une application pour smartphone est en cours de création pour 2015 en partenariat avec le service technique de la Chambre des métiers.