La bataille rangée à laquelle se livrent certaines des entreprises du recyclage des textiles, véritable guerre de concurrence, menace le devenir de la filière. « En 2003 et en pleine crise de la profession, rappelle Serge Sztarkman, président de Federec textiles, 80 % des confrères collecteurs ont disparu. Ceux qui sont restés, en particulier le Relais, ont occupé le terrain. Ils se sont battus pour survivre. » Lors de la reprise de l'activité, en 2010-2011, des entreprises se remettent à collecter et n'acceptent pas la concurrence du Relais. Pour la combattre ils choisissent l'arme de la diffamation, regrette Serge Sztarkman, par la presse interposée. « Personne ne sera gagnant, nous avons beaucoup à perdre, y compris les entreprises qui ne sont pas impliquées dans les conflits. » Seuls les collecteurs s'écharpent. Pour le président de Federec textiles, sans la contribution, la filière recyclage ne tiendrait pas le coup. Il souhaite par conséquent que soient définies des règles précises et que soient connus les critères de sélection lors des attributions après appel d'offres. « Et que l'on laisse tranquille celui qui l'a emporté ! » Le nouvel agréement d'Eco TLC devrait éclairer la situation. Serge Sztarkman se bat, par ailleurs, sur d'autres fronts et, en particulier les collectes « sauvages » et le pillage des conteneurs. Il a rencontré le préfet de police de Paris à ce sujet.