Parmi les bonnes résolutions pour 2014, Federec a planté le décor lors de son cocktail de fin d'année. Plus qu'un souhait, le recyclage doit devenir une éco-industrie moteur de la reconquête industrielle, selon la fédération qui a organisé une table ronde en préambule des festivités réunissant à Paris, l'ensemble des acteurs du recyclage en France. Pour témoigner de leur rôle incontournable, Jean-Philippe Carpentier, son président a invité à cette occasion plusieurs personnalités : Antoine Frérot, Pdg de Véolia Environnement et chef de file du plan recyclage et matériaux verts, François-Michel Lambert, député et président de l'Institut de l'économie circulaire, Bernard Poissonnier, Dg du groupe Baudelet et Michel Valache, président de la Fnade. Antoine Frérot a rappelé les quatre grands axes du plan gouvernemental autour du recyclage : réduction de 50 % de mise en décharge d'ici à 2020 ; amélioration de la filière plastiques ; valorisation des cartes électroniques ; valorisation des fibres de verre et de carbone. Et d'insister sur la priorité donnée à la réglementation plutôt qu'à la taxation (N.D.L.R. sous-entendu : pas de hausse inconsidérée de la TGAP sur la mise en décharge). Pour Bernard Poissonnier, comme pour Véolia d'ailleurs, les déchets détournés de l'enfouissement pourraient même produire des CSR de qualité. De son côté, Jean-Philippe Carpentier a profité de cette réunion pour évoquer les tensions financières que connaît la filière plastique : « si l'on sait recycler en France, cela ne doit pas non plus empêcher les exportations de matière ». Et de rappeler que la présence des éco-organismes (sujet récurrent chez Federec) ne doit pas conduire à une vision monolithique du secteur : « il faut mettre tout le monde autour de la table et privilégier l'intérêt général ».