Fin janvier, les Ateliers du Bocage (ADB) deviendront société coopérative d'intérêt collectif. Créée en 1992, cette association de loi 1901 ne pouvait conserver ce statut pour plusieurs raisons, explique Bernard Arru, son président (photo). Tout d'abord, en termes de responsabilité, il n'était plus question pour lui de porter toute la responsabilité pénale de la structure. Autre motivation pour ce changement : les effectifs (220 salariés à ce jour) et le CA d'un montant de 10 millions d'euros. L'idée d'une Scop n'était pas non plus envisageable car les salariés, souvent en réinsertion professionnelle ne pouvaient pas endosser toute la responsabilité de l'entreprise. Le choix d'une Scic s'est finalement avéré un bon compromis, déclare Bernard Arru car « il permet de garder nos valeurs environnementales et sociales et de répartir les responsabilités entre fondateurs, salariés et nouvelles parties prenantes. » Ce nouveau contexte juridique va également permettre aux ADB, de réaliser des levers de fonds. Les collectivités pourront s'engager à hauteur de 20 % du capital. Les ADB compte en 2014 recueillir entre 500 000 et 800 000 euros, provenant de leur région d'implantation Poitou-Charentes, mais aussi de fonds d'épargne solidaire et du secteur privé. Les salariés pourront de même s'engager moyennant un apport minimal de 100 euros. Cette levée de fonds va dans un premier temps servir à la reconstitution des fonds propres (les ADB ont rencontré des difficultés financières, suite à un désengagement de Conibi pour la collecte des cartouches). La structure souhaite par ailleurs développer plusieurs projets pour recycler les fractions plastiques issues des cartouches avec La Poste, et renforcer l'activité de réemploi et valorisation de la téléphonie mobile en partenariat avec les trois principaux opérateurs du marché.