Après l'arrêt de ses activités Re-source (Renault-Sita) à Noyelles Godault dans le Nord, Indra doit faire face à des procédures judiciaires. La première instruite par le TGI de Vienne dans l'Isère visait un détournement de subventions. Les salariés ont été déboutés en appel. Une autre action est en cours auprès du tribunal des prud'hommes de Béthune qui devra se prononcer le 5 février prochain. La situation économique dont Loïc Bey-Rozet a hérité en prenant la direction générale d'Indra SAS a tendance à évoluer favorablement cependant. « Nous allons terminer l'année avec un résultat d'exploitation positif en 2013 malgré la baisse des volumes due à la disparition de la prime à la casse. Il aura fallu trois ans pour remettre la société sur les rails. » Le dirigeant se félicite du retour à la confiance des actionnaires. L'activité évolue avec un recul important des volumes des VHU provenant des concessionnaires de marque automobile. Par contre, les véhicules provenant des assureurs sont en plus grand nombre. Au cours de l'année 2014, la société poursuivra l'implantation de PRECI, la plateforme de mise en relation entre démolisseurs et garagistes pour les pièces détachées d'occasion. « Nous sommes en train de déployer prudemment PRECI, les contrats contiennent des exigences importantes de la part des constructeurs et des assureurs, en particulier en termes de traçabilité et d'envoi des pièces. Tous les démolisseurs ne seront pas exigibles. » Une dizaine de contrats ont été signés en 2013, 25 le seront en 2014 puis 35 et 85 les deux années suivantes. De son côté, Re-source Engineering, dirigée par Olivier Godeau, « se porte très bien avec un résultat positif à hauteur de 210 000 € cette année », se félicite Loïc Bey-Rozet. Cette business unit va, dans un proche futur, se déployer vers l'international et tout particulièrement les pays émergents et leurs marchés d'équipements.