Avec le soutien de la Fevad (fédération du e-commerce et de la vente à distance), l'éco-organisme européen ERP France a choisi de lancer en juin prochain une expérience pilote visant les acteurs du e-commerce. L'enjeu : appliquer enfin à la vente à distance, l'obligation de reprise 1 pour 1 prévue par la directive DEEE. Les quatre flux d'appareils sont concernés par cette opération : le GEM hors froid, le GEM froid, les écrans, et le PAM. Une réflexion plus approfondie sur les moyens logistiques à mettre en œuvre va s'engager au cours des prochaines semaines sur le PAM, dès lors qu'on a affaire à de petits appareils, finissant souvent avec les OM ou stockés. Pour les gros équipements, la reverse logistics sera sans doute privilégiée. ERP cible dans l'e-commerce deux types de vendeurs : le pure player, qui dispose uniquement d'un site Web et le « click and mortar » (clic et magasin), disposant d'un site et d'un réseau de magasins. L'objectif visé par ERP France correspond au taux de récupération affiché par la grande distribution, soit, 25,24 % du tonnage collecté en 2013 (450 588 tonnes sur un gisement mis sur le marché de 113 721 tonnes). Les e-commerçants représentent 17,6 % des marchés des biens d'équipements. Le PAM représente 25 % de la collecte. Au total, le volume visé porte sur environ 5 000 tonnes de DEEE. La collecte par l'e-commerce n'est pas une problématique isolée en France. Aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, les vendeurs à distance peuvent s'appuyer sur le réseau de déchetteries municipales ou alors, comme en Allemagne, n'ont pas d'obligation dans ce domaine. Les solutions proposées par ERP France au niveau national d'ici à 2015 pourraient faire tache d'huile dans les autres pays de l'UE.