Pour rester compétitif et poursuivre leur activité à l'export, les entreprises de récupération et de recyclage des vieux papiers n'auront pas d'autre choix que de miser sur la qualité de leurs ressources. Une tendance qui s'impose autant en Asie qu'en Europe, selon le dernier rapport du BIR publié en janvier 2015. Si la baisse des prix du pétrole et la faiblesse de l'euro par rapport au dollar aident pendant un temps les exportations européennes, malgré des prix bas, l'année 2015 s'annonce cruciale pour la profession dans de nombreux pays. Plusieurs changements apparaissent : tout d'abord, la baisse des exportations vers la Chine en 2014 (de l'ordre de 3 millions de tonnes) ainsi que des prévisions révisant à la baisse le taux de croissance en Chine, risquent de provoquer un trou d'air pour les exportations européennes. Cela a déjà commencé en Allemagne, où Reinhold Schmidt de Recycling Karla Schmidt pressent une activité plane dans ce domaine. Les sortes hautes seront les plus courtisées par les papeteries et peuvent bénéficier de prix stables. En Suède, la demande de vieux carton ondulé (OCC) a été convenable depuis ces derniers mois. Une hausse des exportations vers la Pologne et l'Allemagne provenant du sud de la Suède n'a eu qu'un effet limité sur les approvisionnements des papeteries suédoises. Car les volumes collectés ont continué de croître. En revanche, les projets d'investissement chez Stora Enso Varkaus en Finlande risquent de changer la donne sur le marché scandinave de l'OCC.