C'est un chantier emblématique qui va démarrer pour Areva : le démantèlement des équipements internes de la cuve du réacteur de Superphénix, à l'arrêt depuis 1997. « Avec ses 1 200 MW, c'est le réacteur le plus puissant en cours de démantèlement en Europe », souligne Alain Vandercruyssen, directeur d'Areva démantèlement et services, qui a remporté ce contrat de plusieurs dizaines de millions d'euros auprès d'EDF. Le chantier s'ouvrira fin 2016 ou début 2017, après une phase d'études préparatoires et de fabrication des outils, et se terminera en 2024. « Areva a également la charge du conditionnement des quelque 1 200 tonnes de déchets générés, es sen tiel-lement de l'acier », précise Alain Vandercruyssen. Les déchets, qui restent à la charge d'EDF, seront entreposés, dans un premier temps, sur le site du Bugey dans l'Ain. Parallèlement, Areva a remporté un nouveau contrat avec le CEA, à Marcoule, pour le démantèlement de l'unité de traitement et de recyclage du plutonium (UP1). D'une durée de quatre ans, il représente un montant d'environ 370 millions d'euros. L'activité démantèlement et services d'Areva (non cédée à EDF) emploie 3 700 personnes en France pour un chiffre d'affaires de 600 millions d'euros en 2015. AC