Les acteurs du recyclage restent dans l’expectative, face à ce flux diversifié. Le PET biosourcé « ne pose aucun problème de recyclage », rappelle Olivier Vilcot, directeur général de la division plastiques chez Suez. Le PEF, ou polyéthylène furanoate, devrait commencer à être commercialisé en 2020. « Personne, chez les régénérateurs, n’a encore vu un kilo de PEF, note Olivier Vilcot. Il faudrait que nous puissions mener des tests en amont de la commercialisation. Sinon, nous risquons d’être confrontés à la même situation qu’avec le PET opaque, où un matériau entre sur le marché et où il faut attendre 2 ou 3 ans avant qu’il soit recyclable. »Quant aux emballages biodégradables, dont les résines en acide polylactique (PLA), ils restent considérés comme des perturbateurs du tri, et seraient plutôt compostables. Nombre de professionnels s’accordent à dire que les mésaventures du PET opaque ont poussé à l’instauration d’une plus grande écoute entre l’amont et l’aval des filières. Et espèrent que cette démarche de dialogue se pérennise. Aujourd’hui, près de 40 % des bioplastiques produits se destinent à l’emballage, loin devant les biens de consommations, l’automobile, les transports ou la construction.CC