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Tribune | « Le Passeport numérique des produits facilite la transition vers une économie circulaire »

Par Andreas Nobell, Responsable Développement, TCO Development. Publié le 22 août 2022.
Tribune | « Le Passeport numérique des produits facilite la transition vers une économie circulaire »
Andreas Nobell, Responsable Développement, TCO Development. Crédit : TCO Development
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La consommation de produits électriques et électroniques atteint chaque année des niveaux records. Ceux-ci pourraient être dotés d’un passeport électronique qui fournirait des informations sur leur origine, leur composition, et leur réparation. Pour Andreas Nobell, Responsable Développement, chez TCO Development, les passeports numériques devraient permettre de soutenir une production plus durable ainsi que des décisions éclairées en matière d’achat.

Chaque année, nous consommons plus de 20 kg de produits électriques et électroniques (EE) par personne au sein de l’UE : machines à laver, aspirateurs, réfrigérateurs, ordinateurs, téléviseurs ou encore téléphones portables. Malheureusement, ces produits ne sont souvent utilisés que quelques années avant d’être remplacés. Pire encore, certains sont jetés alors qu’ils fonctionnent encore et pourraient être réutilisés.

En conséquence, les déchets électroniques connaissent la croissance la plus rapide au monde (4 % par an). La fabrication de ces produits est également très gourmande en ressources, d’où l’importance de s’y intéresser afin de réduire leur impact environnemental.

Mise en service progressive du Passeport numérique des produits

Le 30 mars 2022, dans le cadre du Pacte Vert pour l’Europe et du Plan d’Action pour l’Économie Circulaire (PAEC), la Commission européenne a proposé un ensemble de mesures législatives visant à rendre la quasi-totalité des biens physiques dans l’UE, y compris les produits électriques et électroniques, plus durables, circulaires et efficaces sur le plan énergétique tout au long de leur cycle de vie.

Parmi les mesures clés de ce vaste programme figure l’introduction progressive d’un passeport numérique pour les produits. L’objectif de ce passeport est de collecter des données sur tous les produits vendus dans l’UE et de rendre ces informations disponibles afin que toutes les parties prenantes, y compris les consommateurs, puissent mieux comprendre l’impact environnemental des produits qu’ils utilisent.

D’ici 2024, les acteurs des industries jugées parmi les plus polluantes vont ainsi devoir se relever les manches pour intégrer ce nouveau dispositif : textile, construction mais aussi batteries de véhicules électriques sont concernés, au même titre que les secteurs présentant les chaînes de valeur les plus importantes, comme l’électronique grand public, l’emballage ou l’alimentation.

La traçabilité des produits, solution anti greenwashing 

En fournissant des informations fiables, comparables et vérifiables sur les produits, le passeport numérique des produits assure une traçabilité des données, qui non seulement permet de garantir le respect de normes européennes, mais surtout, facilite la transition vers une économie circulaire et réduit le risque d’écoblanchiment.

Le Passeport numérique des produits revêt ainsi des enjeux forts pour toute notre économie. Il permet d’envisager une production plus durable, avec des matériaux et des énergies plus efficaces, ainsi que des durées de vie des produits prolongées. Il favorise la mise en place de modèles économiques circulaires, incitant les entreprises à développer des services de réparation. Les consommateurs pourront également s’appuyer sur cet outil pour acheter de manière plus durable et mieux contrôler leur empreinte environnementale.

Comment apporter sa contribution

Alors que le concept se met progressivement en place, il est possible d’élargir sa portée en s’impliquant dans l’une des initiatives dessinant les contours du futur passeport. Le projet Trace4Value (Traçabilité pour des chaînes de valeur durables) a par exemple été créé pour débattre des produits qui devraient être les premiers à bénéficier d’un passeport, ou de l’éventail des données qu’il faut y inclure. De nombreux acteurs se sont déjà impliqués dans ce projet afin de relever les défis de la transition circulaire.

Depuis 2018, il existe également l’initiative KEEP, dont l’objectif est de développer un système de traçabilité pour les produits EE qui promeut une production durable ainsi que le recyclage des matériaux. Cette initiative a permis de collecter les informations que les différents acteurs souhaitent obtenir tout au long du cycle de vie d’un produit pour ensuite modéliser un prototype de passeport produit visible sur leur site.

Le Passeport numérique des produits devient peu à peu une réalité. Et à mesure que ses contours s’affinent, tous les acteurs, industriels et acheteurs, doivent se préparer, en commençant par exemple par s’impliquer activement dans un projet de recherche présenté ci-dessus, ou en cherchant les partenaires qui permettront d’assurer la bonne mise en œuvre du premier système de traçabilité des produits à l’échelle européenne.
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