La fédération d’association constate que cette loi a empêché l’édification de « mégacomplexes immobiliers typiques des années 60 » mais pas le mitage de la côte par des constructions plus petites. Selon un rapport que la Datar* a publié en 2004, 3,7 millions de m² sont urbanisés chaque année sur les communes du littoral. Notamment une conséquence, selon l’association, d’un « dépeçage organisé » et progressif de la loi. FNE juge en outre les politiques actuelles d’aménagement (« gestion intégrée des zones côtières, création du Conseil national du littoral…) « guère à la hauteur des enjeux » et réclame notamment un élargissement de la bande des 100 mètres à 300 mètres, de conditionner les dotations de l’État aux communes du littoral à la mise en conformité de leur Plan local d’urbanisme avec la loi de 1986 (15 % ne le seraient toujours pas) ou l'extension des compétences du Conservatoire national du littoral aux cantons de l'arrière-pays.* très récemment rebaptisée Délégation interministérielle à l'aménagement et à la compétitivité des territoires (Diact).Fabian TubianaPlus d’informations dans la rubrique Droit (veille du mois) de notre numéro de janvier-février.Cliquez ici pour consulter le site de la Diact (ex-Datar). Cliquez ici pour écrire à la rédaction d'Environnement Magazine.