Ce volet économique (bilan coût-avantages) est une des données nécessaires au rapport demandé par la Commission européenne sur l’état du programme des sites Natura 2000.
Vaste plaine inondable de plus de 2500 hectares, le marais de l’Erdre qui s’étend sur 7 communes a été choisi pour la diversité faunistique et floristique de ses zones humides.
Sur la base d’un recensement des biens du marais (ressources, qualité de l’eau, richesse du paysage), 420 enquêtes locales ont permis de mieux cerner la perception qu’ont les usagers de ce territoire ainsi que leurs priorités environnementales. L’amélioration de la qualité de l’eau apparaît comme prioritaire pour 81% d’entre eux, contre 7% seulement pour la protection des tourbières.
Pour renforcer la protection des sites, le ministère propose la création d’un nouvel impôt : l’étude démontre que ces nouveaux crédits permettraient de protéger à l’avenir 7 espèces sur le territoire du marais contre une seule aujourd’hui (la loutre), à raison d’une contribution de 4,24 euros en moyenne par espèce et par ménage.
Au total, ces contributions rapporteraient à la collectivité entre 200 000 et 600 000 euros maximum par an, pour un programme d’investissements global sur le marais estimé à 8 millions d’euros sur 6 ans.
Pour le ministère, ce type d’étude permet aux populations encore peu informées car non associées au comité de pilotage de prendre conscience du bénéfice social d’un site. La vallée du Lison et la vallée de l’Oise seront les deux prochains sites à bénéficier d’une telle évaluation économique.Xavier Sidaner
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