À l’approche des élections municipales, la transition écologique ne relève plus d’un choix politique parmi d’autres, mais d’un impératif structurel pour la pérennité et l’attractivité des territoires. Cette échéance électorale constitue une séquence démocratique déterminante, appelée à fixer pour six ans les orientations en matière de cadre de vie, de services publics et de développement économique. C’est dans ce contexte que l’association AMORCE publie un guide opérationnel visant à faire passer les engagements de campagne à une mise en œuvre effective dès le début du mandat. Le constat posé est sans ambiguïté : face au dérèglement climatique, à la hausse durable des coûts de l’énergie et aux tensions croissantes sur des ressources essentielles comme l’eau, les collectivités se retrouvent en première ligne.
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Énergie, climat et services publics de proximité
Parmi les premières démarches structurantes figure la mise en place d’une conférence locale des parties prenantes et des citoyens, pensée comme une COP territoriale. Celle-ci doit permettre de définir des objectifs clairs et d’évaluer les impacts sociaux et sanitaires des politiques engagées. Cette évolution de la gouvernance est appelée à s’accompagner d’un effort de transparence budgétaire, notamment par l’élaboration d’un budget vert rendu accessible aux habitants, identifiant la part des investissements contribuant à la transition. La commande publique est également mobilisée comme un outil stratégique, avec l’intégration systématique de critères environnementaux et le recours accru aux matériaux issus du réemploi ou de filières locales, qu’il s’agisse de construction, de textile ou d’autres secteurs.
En matière énergétique, le bloc communal dispose de leviers significatifs pour agir à la fois contre la précarité et pour la sécurité d’approvisionnement. Le guide recommande le développement de dispositifs d’accompagnement des ménages afin de mieux maîtriser les consommations, parallèlement à des plans de sobriété appliqués au patrimoine public, en particulier l’éclairage et les bâtiments. L’objectif affiché est de structurer un service public de la chaleur renouvelable en mesure de couvrir au moins un quart des besoins de la population, en s’appuyant sur la géothermie, le solaire thermique ou la valorisation énergétique des déchets. Les collectivités sont par ailleurs encouragées à devenir elles-mêmes productrices d’énergie via des projets d’énergies renouvelables sur leur foncier, tout en adaptant les règles d’urbanisme et les politiques locales aux épisodes de chaleur extrême, notamment à travers des plans canicule territoriaux.
Ressources, économie circulaire et résilience des territoires
La gestion des ressources et le développement de l’économie circulaire constituent un autre axe central. AMORCE défend une logique de tri généralisé, intégrant les biodéchets, les textiles et les équipements électriques et électroniques, afin de limiter le stockage et d’augmenter les taux de recyclage. La réduction des plastiques à usage unique est également mise en avant, par le déploiement de fontaines d’eau potable et l’exclusion de ces emballages lors des événements publics. En parallèle, la préservation de la ressource en eau est abordée comme un enjeu de sécurité publique, avec un objectif de diminution de 10 % des prélèvements à l’échelle du territoire. Pour y parvenir, le guide préconise un renforcement de la protection des captages, la modernisation des réseaux afin de réduire les fuites et le recours à la réutilisation des eaux usées traitées lorsque cela est pertinent.
Enfin, l’adaptation au changement climatique doit s’inscrire durablement dans les documents d’urbanisme, à travers des objectifs de désimperméabilisation et de végétalisation, indispensables pour favoriser la recharge des nappes phréatiques et limiter les îlots de chaleur urbains. Cette trajectoire vers une plus grande résilience territoriale repose sur une action collective et mutualisée, l’association se positionnant comme partenaire des collectivités pour accompagner et co-construire ces démarches sur l’ensemble du mandat. Face à l’ampleur des transformations à conduire, le partage d’expériences et la coopération entre territoires apparaissent comme des conditions essentielles à la réussite de cette transition devenue incontournable.
Le guide proposé par AMORCE structure ses recommandations autour de quatre piliers stratégiques :
1. Mesures transversales et gouvernance
L’association préconise d’initier une conférence des parties (COP) locale impliquant les citoyens pour fixer des objectifs climatiques et sanitaires ambitieux. Pour piloter ces engagements, les élus sont invités à instaurer un budget vert communiquant clairement sur les investissements favorables à l’environnement, ainsi qu’une commande publique exemplaire privilégiant les matériaux de réemploi et les circuits courts. Le guide suggère également de développer une stratégie économique locale axée sur les métiers de la transition et de soutenir la solidarité internationale.
2. Énergie et réseaux
Pour protéger le pouvoir d’achat, le guide recommande de mettre en place un service d’accompagnement des habitants à la maîtrise de leur facture énergétique et de les soutenir dans leurs projets de rénovation. La collectivité doit montrer l’exemple avec un plan de sobriété sur son propre patrimoine (bâtiments et éclairage). Une mesure phare consiste à déployer un service public de la chaleur renouvelable visant à chauffer au moins 25 % de la population locale. Enfin, face aux risques climatiques, les élus doivent se doter d’un plan canicule territorial pour adapter les services publics aux vagues de chaleur.
3. Déchets, propreté et économie circulaire
La stratégie repose sur le principe du "tri partout, pour tous, tout le temps", en assurant des solutions de collecte pour tous les flux (biodéchets, textiles, électronique) dans l’espace public et privé. Le guide insiste sur la lutte contre les plastiques à usage unique, par exemple via le déploiement de fontaines à eau potable, et sur la création de brigades vertes pour sanctionner les dépôts sauvages. L’objectif est également de renforcer l’autonomie territoriale en transformant les déchets en énergie ou en matières fertilisantes locales.
4. Gestion de l’eau et assainissement
La protection des captages d’eau potable est érigée en priorité pour garantir la sécurité sanitaire. AMORCE fixe un objectif de réduction de 10 % des prélèvements d’eau sur le territoire, soutenu par des campagnes de sensibilisation et la réutilisation des eaux usées traitées. Une tarification incitative et sociale est recommandée pour encourager la sobriété tout en protégeant les ménages précaires. Enfin, l’adaptation urbaine doit passer par des objectifs de désimperméabilisation et de végétalisation inscrits dans les documents d’urbanisme pour favoriser la recharge des nappes phréatiques.
1. Mesures transversales et gouvernance
L’association préconise d’initier une conférence des parties (COP) locale impliquant les citoyens pour fixer des objectifs climatiques et sanitaires ambitieux. Pour piloter ces engagements, les élus sont invités à instaurer un budget vert communiquant clairement sur les investissements favorables à l’environnement, ainsi qu’une commande publique exemplaire privilégiant les matériaux de réemploi et les circuits courts. Le guide suggère également de développer une stratégie économique locale axée sur les métiers de la transition et de soutenir la solidarité internationale.
2. Énergie et réseaux
Pour protéger le pouvoir d’achat, le guide recommande de mettre en place un service d’accompagnement des habitants à la maîtrise de leur facture énergétique et de les soutenir dans leurs projets de rénovation. La collectivité doit montrer l’exemple avec un plan de sobriété sur son propre patrimoine (bâtiments et éclairage). Une mesure phare consiste à déployer un service public de la chaleur renouvelable visant à chauffer au moins 25 % de la population locale. Enfin, face aux risques climatiques, les élus doivent se doter d’un plan canicule territorial pour adapter les services publics aux vagues de chaleur.
3. Déchets, propreté et économie circulaire
La stratégie repose sur le principe du "tri partout, pour tous, tout le temps", en assurant des solutions de collecte pour tous les flux (biodéchets, textiles, électronique) dans l’espace public et privé. Le guide insiste sur la lutte contre les plastiques à usage unique, par exemple via le déploiement de fontaines à eau potable, et sur la création de brigades vertes pour sanctionner les dépôts sauvages. L’objectif est également de renforcer l’autonomie territoriale en transformant les déchets en énergie ou en matières fertilisantes locales.
4. Gestion de l’eau et assainissement
La protection des captages d’eau potable est érigée en priorité pour garantir la sécurité sanitaire. AMORCE fixe un objectif de réduction de 10 % des prélèvements d’eau sur le territoire, soutenu par des campagnes de sensibilisation et la réutilisation des eaux usées traitées. Une tarification incitative et sociale est recommandée pour encourager la sobriété tout en protégeant les ménages précaires. Enfin, l’adaptation urbaine doit passer par des objectifs de désimperméabilisation et de végétalisation inscrits dans les documents d’urbanisme pour favoriser la recharge des nappes phréatiques.