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TERRITOIRES

Gaz de france prend le vent d'erelia

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2007
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En rachetant 95 % du capital d'Erelia, PME à la tête d'un portefeuille de 70 MW dans l'Est, Gaz de France met un pied dans l'éolien, un secteur auquel elle ne se frottait pour l'instant qu'indirectement, à travers ses filiales Cofathec et Maïa Eolis. Avec Erelia, c'est une prestation « intégrée sur toute la chaîne de valeur » (prospection, développement, construction, exploitation, maintenance) que Gaz de France peut désormais proposer. Contrairement à Veolia, qui en entrant dans Eolfi privilégie le segment financement. Au passage, le futur marié à Suez (qui convoite La Compagnie du Vent) en profite pour damer le pion à EDF Énergies nouvelles en termes de capacité installée. Les 360 MW qu'Erelia vise à horizon 2012 devront contribuer à réaliser l'objectif de 2 000 MW que Gaz de France s'est fixé à l'échelle européenne. Objectif qui lui-même nourrit l'ambition maison de faire à cette échéance 20 % de la production électrique avec des renouvelables, et « qui mobilisera 2,5 milliards d'investissements », selon Henri Ducré, directeur Énergie France de GDF. Erelia, qui tient coûte que coûte à son image « territoriale » (même si elle cède les 5 % du capital restant dans deux ans), a davantage vendu un modèle de développement citoyen que des actifs, des marges et des recettes (16 à 17 millions d'euros escomptés cette année). « Nous aurions pu nous tourner vers un fonds d'investissement qui aurait revendu après, mais nous voulons des retombées pour les territoires, martèle François Pelissier, président d'Erelia. Une ferme éolienne ne peut être acceptée localement que si les habitants comprennent en quoi elle est source de richesses. Un placement qui leur garantit 5 à 7 % de dividendes. Sur mon dernier projet, j'ai fait signer 189 personnes. » Alors pourquoi vend-il ? « J'ai besoin de capacités d'investissement. 1 MW en développement, c'est 1,5 million d'euros. L'éolien est une activité industrielle qui ne laisse plus de place aux petits acteurs locaux illusionnés par de prétendues rentabilités de 25 %. » Ancrage territorial au départ, logique industrielle ensuite.


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