Ils ont la petite soixantaine, ce qui ne veut pas dire qu'ils sont vieux ! Ils sont assez souvent retraités, parce que la mairie dévore leur temps libre. Quand ils travaillent, ils sont fonctionnaires parce qu'il leur est plus facile de prendre des disponibilités. Ils sont aussi agriculteurs-exploitants, c'est normal puisqu'ils habitent en majorité en zone rurale. Les « ils » sont parfois des « elles », mais rarement dans de grandes villes.
Leur ville ou leur village, ils l'aiment assez pour lui consacrer beaucoup, énormément, de leur temps, de leur vie même...
Ce qu'ils aiment, c'est fédérer, travailler avec une équipe autour d'un projet parce que les projets, ils en ont toujours. Ce qu'ils privilégient sans cesse, c'est l'intérêt général, sauf rares exceptions !...
Ce qu'ils gèrent au quotidien, ce sont des compromis, mais en essayant de ne jamais se compromettre. Ce qu'ils doivent s'attendre à recevoir, ce sont des critiques, les remerciements viendront plus tard, peut-être.
Ce qu'on leur demande toujours, c'est d'anticiper, de prévoir, de construire et de servir la collectivité sans se plaindre et sans rechigner.
Ce qui les énerve, c'est le temps qu'ils perdent en paperasserie. Ce qu'ils craignent parfois, ce sont les lourdeurs et les lenteurs administratives. Ce qui peut les mettre en colère, c'est la fermeture de certains services publics ou de structures hospitalières.
Ce qui les fait tenir ou s'engager, c'est une foi réelle en la possibilité de faire bouger les choses à leur échelle, et parfois même sur un plus large territoire.
Pour toutes ces raisons, et parce que nous savons que les années qui viennent ne seront pas pour eux de tout repos, nous leur adressons tous nos voeux pour ce nouveau mandat.
Bonne route mesdames et messieurs les Maires de France !