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Inondations : la Métropole du Grand Paris défend son bilan et l’utilisation de la taxe GEMAPI

A.A, LE 20 FÉVRIER 2026
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Inondations : la Métropole du Grand Paris défend son bilan et l’utilisation de la taxe GEMAPI
Crédits : Pixabay
Accusées par le gouvernement de sous-mobiliser la taxe GEMAPI face à la recrudescence des crues, les collectivités territoriales réagissent. Parmi elles, la Métropole du Grand Paris défend son action, met en avant des investissements en nette progression et revendique une stratégie de prévention qu’elle estime à la hauteur des enjeux.

Alors que la France est confrontée à une recrudescence des crues, la tension monte entre le gouvernement et les collectivités territoriales. En déplacement récent en Gironde, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a mis en cause une sous-utilisation de la taxe GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) par certaines collectivités locales, notamment pour l’entretien des digues. Une critique qui a aussitôt fait réagir la Métropole du Grand Paris (MGP) et l’Établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs, bien décidés à défendre leur action.

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À la tête de ces deux institutions, leur président Patrick Ollier revendique un changement de rythme et d’échelle. La taxe GEMAPI, rappelle-t-il, est loin d’être un outil dormant. En 2025, la Métropole a levé 40 millions d’euros, soit environ 5,46 euros par habitant. Un effort financier en hausse continue, présenté comme le reflet fidèle de la « réalité des travaux engagés pour prévenir et limiter les effets des inondations ».

La « solidarité de l’aval vers l’amont »
Au cœur de cette stratégie francilienne, un principe fait figure de rupture : celui de la « solidarité de l’aval vers l’amont ». Concrètement, la taxe acquittée par les habitants des zones urbaines les plus exposées permet de financer des ouvrages parfois situés à plusieurs centaines de kilomètres de Paris, là où se joue une partie décisive de la régulation des crues.

Depuis 2018, ce mécanisme a permis de sécuriser près de « 100 kilomètres de digues héritées de l’État, dont certaines se trouvaient dans un état de dégradation avancé ». Il a également rendu possible la construction du casier pilote de la Seine Bassée, un projet structurant qui ajoute 10 millions de mètres cubes de capacité de retenue aux 830 millions déjà stockables dans les quatre grands lacs-réservoirs existants (Pannecière, Der, Orient et Amance-Temple). Dans le même temps, la dynamique autour des zones d’expansion des crues s’est emballée, avec un passage de 6 à 355 projets identifiés en à peine cinq ans.

La prévention des inondations ne se limite toutefois pas aux ouvrages hydrauliques. Elle s’appuie aussi sur un partenariat étroit avec le monde agricole rappelle Patrick Ollier dans un communiqué, notamment dans des territoires situés à plus de 250 kilomètres de la capitale, comme le Châtillonnais. Dans ce cadre, la Métropole a engagé 10 millions d’euros sur sept ans via des paiements pour services environnementaux. Le dispositif accompagne les exploitants vers des cultures moins vulnérables aux crues et prévoit des indemnisations explicites, avec un « forfait initial de 1000 € /ha » pour les projets impliquant des sur-inondations.

Pour le président de la Métropole du Grand Paris et l’Établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs, la polémique n’a pas lieu d’être : la taxe GEMAPI est le moteur indispensable de cette politique de protection. Patrick Ollier est catégorique : « sans la taxe GEMAPI, elle [la MGP, ndlr] n’aurait pas été en mesure de financer, sur son seul budget propre, les dépenses liées à la prévention et à la gestion des inondations ! »


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