En Ile-de-France la gestion des déchets et la maîtrise des dépenses énergétiques occupent une place importante dans les missions des élus locaux. En ce qui concerne les déchets, c'est d'ailleurs l'Ademe qui décerne un satisfecit à l'Ile-de-France : « Pour les déchets ménagers, les tonnages collectés se sont stabilisés par rapport à 2000. La fraction en mélange des ordures ménagères a diminué au profit des tonnages collectés sélectivement. Les déchèteries jouent un rôle de plus en plus important dans la collecte des encombrants et leur valorisation. L'enfouissement ne concerne plus que 20% des déchets ménagers. En terme d'organisation de la gestion des déchets comme en terme de développement des équipements, beaucoup de choses ont été accomplies en Ile-de-France. »
Réduire encore les déchets à la source
Bien que les collectivités locales aient, de plus en plus, une démarche volontariste en matière de gestion des déchets, il est encore nécessaire pour l'Ademe de freiner la production des déchets en encourageant l'éco-conception, c'est-à-dire en produisant des objets moins polluants et en mettant en place des filières de tri pour polluer le moins possible ; parallèlement, il apparaît nécessaire de réduire la nocivité des déchets. L'Ademe souhaite aussi poursuivre ses partenariats avec les collectivités locales qui apparaissent comme d'excellents relais des messages d'information et de « formation » auprès de la population, mais aussi pour les aider à mettre en oeuvre un comportement exemplaire dans les démarches d'achats collectifs (papier recyclé, produits phytosanitaires...).
Au niveau régional, le Plan régional d'élimination des déchets ménagers et assimilés (PREDMA) vise les déchets ménagers, ainsi que tout déchet qui, par sa nature, peut être traité dans les mêmes installations que les déchets ménagers. Des objectifs quantitatifs de traitement doivent être fixés pour chaque catégorie de déchets. Enfin, un chapitre spécifique doit être consacré à l'élimination des déchets d'emballage. Ce plan devrait être adopté en 2009.
Le « Label qualité collecte »
pour les communes
L'Ademe et Eco-Emballages lancent la deuxième édition du « Label qualité collecte ». En accord avec les objectifs du Grenelle de l'Environnement, ces labels visent à améliorer la qualité globale des services de collecte et inscrire les collectivités dans une démarche de progrès, étape indispensable au développement du recyclage. La labellisation est une démarche volontaire ouverte aux communes de plus de 10 000 habitants ayant la compétence « collecte ». Elle est basée sur le renseignement d'un questionnaire par toute collectivité candidate. En 2007, 162 collectivités avaient postulé. 91 d'entre elles ont été sélectionnées parce qu'elles répondaient à un nombre important d'items autour des trois axes du développement durable : environnement, social et économique. A l'issue de cette première sélection, 65 collectivités ont obtenu le label QualiTri. De la bouche même des communes labellisées : « C'est un outil intéressant pour mettre en évidence les marges de progrès. Le label constitue une grande récompense pour les services techniques et valorise leur travail quotidien. » (Pour 2008, clôture des inscriptions le 15 juin. www.ademe.fr/dechets ou www.ecoemballages.fr)
Energie : quand on n'a plus de pétrole...
des aides !
Le Conseil régional d'Ile-de-France a adopté en 2006 un Plan pour la maîtrise de l'énergie et le développement des énergies renouvelables, principalement dédié à la production de chaleur. L'objectif principal consiste à produire davantage d'énergie thermique d'ici 2010, notamment en installant 35 000 m2 de panneaux solaires chaque année, en étendant les réseaux de chaleur et en raccordant 30 000 nouveaux logements à ces réseaux d'ici 2010. Il est également proposé d'utiliser 300 000 tonnes de bois par an dans les chaufferies collectives, utiliser la chaleur issue de l'incinération des ordures ménagères pour chauffer les logements, ou encore, valoriser le biogaz issu de la méthanisation ou du stockage des déchets ménagers. Pour atteindre ces objectifs, la Région propose des aides aux particuliers afin de favoriser l'installation de chauffe-eau solaires, d'un système combiné ou d'une pompe à chaleur géothermale. Des aides sont également disponibles pour l'installation de capteurs photovoltaïques pour la production d'électricité.
Ce plan encourage également les économies d'énergie : la mise en oeuvre des mesures des consommations et des dépenses énergétiques est aidée dans le logement social et les bâtiments du tertiaire. Les maîtres d'ouvrage (les collectivités territoriales) sont accompagnées par la Région pour mettre en place des certificats d'économies d'énergie. Enfin, la Région finance des actions de sensibilisation et d'information, notamment par la création de vingt agences locales de l'énergie.
En Ile-de-France, la géothermie est l'une des principales énergies renouvelables. Son potentiel de développement est très important. Depuis plusieurs années, l'exploitation de ce gisement permet de contribuer à hauteur de plus de 100 000 tep/an au bilan énergétique francilien. La Région a donc décidé de réaliser de nouveaux forages et la réhabilitation des doublets existants. 12 opération potentielles sont recensées et devraient voir le jour : 6 réhabilitations pour pérenniser la ressource et 6 nouvelles, soit au minimum 30 000 nouveaux logements raccordés. La Région aide les collectivités locales, les EPCI et les syndicats mixtes pour les études de raccordement, les études pour de nouveaux forages et la réhabilitation des doublets et les raccordements au réseau géothermique et l'installation de pompes à chaleur.