On n'a jamais autant parlé des collectivités locales dans la presse écrite et audiovisuelle !
Ce fut tout d'abord la grogne des maires contre la réforme de la DSU. Une bronca si forte - 238 maires étaient tout de même montés au créneau - que Michèle Alliot-Marie préféra le gel à une tempête prolongée. Une année de sursis, le temps de réfléchir, avec les élus concernés cette fois, à une réforme plus juste.
Acte II : l'annonce par François Fillon d'une enveloppe de 5 milliards destinée aux collectivités territoriales. Quoi ? En pleine crise, les Français pouvaient craindre la banqueroute de leurs communes ? Quelques confrères journalistes sont allés un peu vite dans leurs explications. Comme l'explique Philippe Laurent, maire de Sceaux : « ...le véritable risque pour les finances locales et le contribuable local réside non pas dans les conséquences de la crise financière - qui se traduira pour l'essentiel par un certain renchérissement des conditions d'emprunt -, mais surtout dans la diminution importante des transferts financiers de l'Etat et dans la situation de blocage dans laquelle s'enfonce la fiscalité locale, devenue totalement inadaptée aux besoins locaux, et ceci alors même que les dépenses publiques locales progressent rapidement par suite de multiples contraintes dans le domaine social, de l'environnement, des transports, etc. »*
Et pour terminer, on apprenait l'installation du Comité pour la réforme des collectivités locales présidée par Edouard Balladur. Avec 100 départements, 4 039 cantons, 36 782 communes, 26 régions, 334 pays et 2 580 groupement à fiscalité propre, soit sept niveaux de responsabilité, on ne peut souhaiter qu'une chose au Comité qui doit rendre son rapport en mars 2009 : bon courage !