« Je ne veux pas un nouveau rapport ! Je veux des solutions ! Et ne vous interdisez rien ! » Tel est, en substance, le mot d'ordre lancé par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, lors de l'installation en octobre dernier du « Comité pour la réforme des collectivités locales », plus connu par tous les élus sous l'appellation « Commission Balladur ».
Depuis, la Commission sillonne la France à la rencontre des élus. Et le temps presse car la remise des propositions doit intervenir à la fin du mois de févier.
Communes, groupements de communes, départements, régions... Si tout le monde est d'accord pour dire que le système administratif français doit être simplifié, personne ne veut voir « son » échelon supprimé. Pour Michel Destot, président de l'Association des Maires des grandes villes de France (AMGVF), auditionné par la commission, la réforme doit se concentrer sur les villes et leur donner plus de pouvoir. Claudy Lebreton, président de l'Assemblée des Départements de France (AdF), milite quant à lui pour le maintien d'une collectivité « identifiée comme le lieu des politiques publiques de proximité ». Pour lui, les couples commune-agglomération d'un côté et département-région de l'autre n'ont pas lieu d'être. « La commission Balladur déroule une conception erronée. Nous voulons d'un côté regrouper les communes, leur groupement et les départements; de l'autre les régions et l'Etat. »
Mais Edouard Balladur s'est empressé de calmer le jeu. « Les recommandations que le Comité fera seront inspirées du seul souci de l'intérêt national », indiquait-il mi janvier à l'AFP. Plus qu'un mois à tenir...