En effet, un Plan Climat territorial, adaptation du Plan Climat au niveau des territoires, doit permettre aux collectivités d'identifier, sur leur territoire, les principales activités responsables d'émissions de gaz à effet de serre de façon à déployer des plans d'action et à mettre en cohérence une politique climatique sur l'ensemble de leur territoire.
Ces programmes d'actions doivent aussi permettre aux collectivités territoriales (régions, départements, intercommunalités et communes) d'améliorer leur efficacité énergétique. Le Plan Climat Territorial n'est donc pas un outil clé en main mais plutôt une démarche de développement durable axée sur l'effet de serre. D'ores et déjà, de nombreuses collectivités se sont engagées dans une telle démarche, à l'instar de l'agglomération grenobloise.
L'action des collectivités
Dans les décisions d'équipement qu'elles prennent (aménagement, urbanisme, transports), au titre du patrimoine qu'elles gèrent (bâtiments, éclairages publics, flottes de véhicules) et du fait des activités pour lesquelles elles assurent une compétences de gestion (transports, déchets, distribution d'énergie notamment via les chauffages urbains), les collectivités interviennent directement sur plus de 12% des émissions nationales de gaz à effet de serre.
Les collectivités peuvent agir sur de nombreux thèmes : bâtiments et équipements communaux, achats publics, déplacements de leurs salariés, part des énergies renouvelables dans l'approvisionnement énergétique de la commune ou du territoire, organisation urbaine et de aménagement de l'espace...
Les entreprises, les artisans et les agriculteurs, partenaires des collectivités, sont aussi concernés par cette problématique environnementale. L'enjeu pour les collectivités est donc d'informer et de mobiliser les différents acteurs pour les faire adhérer aux plans d'actions établis. Les collectivités ont aussi, vis-à-vis de la population, une mission d'incitation et d'encouragement des initiatives locales et des bonnes pratiques à adopter.
Par sa mise en place, il s'agit donc d'inciter l'ensemble des acteurs locaux à mettre en oeuvre des moyens de lutte contre les changements climatiques. C'est-à-dire concrètement, stabiliser les émissions de gaz à effet de serre, équilibrer les consommations énergétiques en électricité et en énergie fossile et augmenter la part des énergies renouvelables pour atteindre 21% des énergies. Les communes signataires peuvent s'engager, par exemple, à travers leur flotte de véhicules municipaux, ou des travaux d'économie d'énergie dans leur patrimoine, dans des procédures d'achat d'« énergie verte » avec l'ouverture des marchés, ou encore à travers l'information auprès des habitants et la mise en place d'aides à destination de particuliers.