Le coût de l'énergie ne cesse d'augmenter et les réserves de pétrole et de gaz de baisser. Quoi de plus évident que d'exploiter une ressource abondante qui se renouvelle rapidement ? le bois est une des sources d'énergie les plus faciles d'utilisation et les plus écologiques. Le CO2 qui se dégage au cours de la combustion du bois est reconverti en oxygène lors de la croissance des plantes. Aujourd'hui, l'évolution des technologies permet de valoriser non seulement le bois mais aussi les déchets d'origine agricoles ainsi que l'ensemble des biomasses. Face à ce constat, les élus de Montereau ont réagi et décidé d'alimenter le réseau de chauffage urbain de Surville grâce au bois. Pour mettre en oeuvre cette décision, le conseil municipal a choisi Cofathec-Coriance-Elyo qui est devenu, depuis le 1er janvier dernier, concessionnaire pour la gestion de ce réseau urbain.
Les objectifs fixés
Pour la municipalité, l'option choisie doit permettre de parvenir à un réseau de chauffage urbain provenant à 60% d'énergie renouvelables sur 2 ans et atteindre 80-85% à l'horizon 2013. Il s'agit également de se chauffer à moindre coût (le coût du kWh est inférieur à celui du GN), et donc d'alléger la facture du consommateur. En faisant appel à la biomasse, le souhait de la ville était aussi de valoriser l'exploitation des filières bois et, grâce à ce choix énergétique, de parvenir à une régulation automatique et à une facilité de fonctionnement.
Les critères retenus par la municipalité pour la délégation de service public ( DSP) ont été les suivants :
? sécurité juridique et financière du montage proposé,
? prix moyen du Mwh modulé, le cas échéant, par phase de travaux, et répartition entre redevances R1 et R2,
programmes de travaux proposés, solutions techniques, performance en terme d'énergie et de qualité environnementale, garanties par le fournisseur,
? politique commerciale et de développement du réseau, accessibilité tarifaire, relation avec les abonnés.
Une société dédiée à la gestion de ce contrat, ERIVA, est en cours de création.
Les « plus » pour les consommateurs
et la collectivité
À court terme (1 an) : un gain tarifaire de 10 à 15 points.
À moyen terme (3 ans) : un gain tarifaire de 30 points.
Sur 4-5 ans : parvenir pour un coût de revient (à euro constant) à une baisse de 30 à 35%. En effet, dans ce délais, le recours aux énergies renouvelables passant au dessus de la barre des 60 %, le taux de TVA est rabaissé de 19,6 % à 5 %, baisse se répercutant évidement sur la facture du consommateur.
Ce réseau utilisera également à long terme, et selon les termes de la DSP voulus par la municipalité, la chaleur produite par la future unité de retraitement des ordures ménagères porté par le Sytradem.