Responsables et acteurs du monde économique se sont réunis pour évoquer la situation économique de la Nouvelle-Calédonie, faire le point sur la commande publique et aborder les conséquences de la crise financière et économique internationale. Après la présentation des conclusions et des perspectives de l'expert Olivier Sudrie, les participants sont tous tombés d'accord pour dire qu'ils disposaient désormais d'un document de référence, d'un fil rouge en quelque sorte, pour aborder des questions aussi fondamentales que la redistribution des fruits de la croissance, l'amélioration de la productivité des entreprises ou l'intéressement. Il ressort aussi de cette conférence organisée par le gouvernement que si la commande publique dépasse les 175 milliards de francs, et que globalement (hors nickel) la Nouvelle-Calédonie résiste mieux que d'autres à la crise en raison de sa structure économique et financière, il convient de prendre rapidement les mesures qui permettront d'éviter les dérapages sociaux qu'ont connus récemment d'autres collectivités d'outre-mer. Si la Nouvelle-Calédonie n'a pas aujourd'hui besoin d'un plan de relance, elle doit mettre en place rapidement le rééquilibrage dans la répartition des bénéfices de la croissance.