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C'est beau et économe une ville la nuit...

LA RÉDACTION, LE 18 MAI 2009
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L'éclairage public est désormais au centre des politiques d'urbanisme de la plupart des grandes villes, et aussi de certaines villes moyennes, telles en 2006 Thionville, Chartres ou Orléans. Une ville comme Cannes, il est vrai à la pointe du tourisme français de haut de gamme, n'a pas hésité à consacrer à sa mise en valeur par la lumière un budget de 20 millions d'euros sur 3 ans. La ville de Lyon adopte depuis plusieurs années un « plan lumière » annuel. Tous les élus sont séduits par l'idée de mise en lumière du patrimoine de leur ville. Ils y voient un moyen élégant de rendre visibles leurs actions, mais sans pour autant négliger l'aspect social de l'éclairage public : celui qui, en banlieue, permet d'assurer la sécurité, et apporte la preuve aux populations périphériques qu'elles ne sont pas délaissées. Deux écoles : visible ou invisible ? Deux tendances semblent se dégager du mouvement de ces dernières années, qui a vu l'éclairage public changer de dimension. La première est de considérer les supports d'éclairage (lampadaires, bornes lumineuses...) comme autant d'éléments structurants du paysage urbain, et de les intégrer dans le site, comme l'a fait l'architecte-designer Jean-Michel Wilmotte à Lyon. La seconde est de ne considérer la lumière que pour le supplément esthétique quelle apporte au patrimoine, et surtout de ne pas faire apparaître ses supports pendant le jour : c'est l'option qu'a choisie Toulouse. En réalité, ces deux écoles ne s'opposent pas vraiment. Le « non-paysage » des banlieues lyonnaises (ou parisiennes, ou marseillaises...) doit être redessiné et rendu agréable à la vue de ses habitants à partir d'éléments significatifs, alors pourquoi pas des lampadaires, qui sont le mobilier urbain le moins exposé au vandalisme ? D'un autre côté, qui aurait envie de voir se dresser Place du Capitole (ou Place Kléber, ou Place de la Concorde...) des lampadaires même spécialement « designés » ? Alléger la facture d'éclairage Bien entendu l'engouement pour l'animation visuelle de la ville par la lumière ne serait pas aussi fort s'il ne s'accompagnait d'un avantage technico-économique : l'évolution des matériels proposés par les industriels spécialisés permet désormais d'éclairer mieux pour moins cher. Partout les techniciens spécialisés, de plus en plus embauchés par les mairies au sein du personnel municipal, ont compris que la plus évidente des économies consistait à ne plus éclairer inutilement vers le ciel à grands renforts de globes lumineux, mais à privilégier les lampadaires dirigeant vers le sol la quasi-totalité de leur lumière. Pour cette mesure de bon sens, les astronomes amateurs et les pilotes d'avions de ligne leur disent merci, car il s'agissait là d'une source importante de pollution du ciel nocturne, voire d'une source de danger. Par ailleurs, les nouvelles ampoules font preuve d'un rendement lumineux nettement amélioré, d'une durée de vie plus longue et d'une consommation d'énergie réduite parfois de 50%. Et l'informatisation de la gestion des réseaux permet d'optimiser les dépenses au plus juste, en limitant le temps d'éclairement au strict nécessaire, et même en réduisant l'intensité lumineuse aux heures creuses de la nuit (minuit-6 h). L'importance de la maintenance Les performances des matériels d'éclairage s'affaiblissent au fil des années. Les lanternes et les supports sont secoués par le vent, attaqués par la pluie, maltraités par le gel ou le vandalisme, ce qui finit par engendrer une baisse continue du flux lumineux, par l'encrassement des projecteurs, des optiques, des vasques..., sans parler de la dégradation des appareillages (ballasts, condensateurs, amorceurs, câblage...). Une attention toute particulière doit donc être accordée à la maintenance des éclairages publics, assortie d'un plan détaillé, pour garantir le bon fonctionnement de l'installation et une sécurité optimale. Les opérations de maintenance vont du minimum indispensable (changement des lampes au fur et à mesure de leurs pannes), jusqu'aux interventions programmées, comme le remplacement systématique de toutes les lampes (actuellement tous les 3 ans en moyenne). Le nettoyage minutieux des optiques et des appareillages doit souvent s'effectuer sous tension, selon des procédures permettant d'éviter tout accident (normes pour les travaux en hauteur, risques de court-circuit, risque d'électrocution...). Mais il est indispensable pour maintenir un niveau constant de la qualité de l'éclairage.


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