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TERRITOIRES

Les Français et les obsèques

LA RÉDACTION, LE 8 NOVEMBRE 2009
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« Mondialisation, concentration, évolution de la crémation, des normes environnementales, mutation vers plus d'importance du service au détriment du produit... notre métier s'adapte aux nouvelles données », constatait Rémy Barnier, président de la Chambre syndicale nationale de l'Art funéraire et nouveau président de Funéraire Paris 2009 quelques mois avant le début du Salon. Il est vrai que le secteur du funéraire est en constante « adaptation », du côté des professionnels bien sûr, mais aussi des élus locaux qui doivent composer avec les évolutions des comportements et celles de la législation, ce qui relève parfois du casse-tête... Lors de ce Salon, des conférences (voir encadré) leur permettront de faire un tour d'horizon assez complet sur les problématiques auxquels ils sont régulièrement confrontés. Un Baromètre témoin de l'évolution des mentalités Funéraire Paris 2009 sera également l'occasion pour les élus de découvrir les résultats du troisième Baromètre Crédoc pour la CSNAF (Chambre syndicale nationale de l'Art funéraire) : « Les Français entre rite et souvenir ». Grâce aux résultats fournis par cette enquête, les professionnels du funéraire, mais aussi les élus disposeront de données concrètes pour mieux comprendre l'évolution des mentalités et, surtout, les attentes des Français en matière d'obsèques. Sans dévoiler l'ensemble des résultats, les grandes tendances qui se dégagent sont les suivantes : - les intentions de crémation continuent leur percée (44 %), surtout chez les plus jeunes, les moins religieux et chez ceux qui ont assisté à une crémation à leur dernière cérémonie ; - 6 personnes sur 10 souhaitent une cérémonie religieuse (8 sur 10 lorsqu'ils envisagent une inhumation), un chiffre stable depuis 2005 ; - 23 % ont souscrit ou veulent souscrire un contrat obsèques (il s'agit des plus âgés et des plus modestes) ; - la cérémonie est d'abord un hommage à la personne disparue (43 %) ; - 87 % vont au moins une fois par an au cimetière (à la fois les plus jeunes et les plus âgés) mais seulement 1/3 pour la Toussaint ; - 16 % apportent un souvenir quand ils vont au cimetière (plaques, vases, autres...). Les circuits traditionnels restent le principal lieu de vente des produits d'ornement ; - 84 % des Français ont plutôt une bonne image des professionnels du funéraire et 24 % en ont une excellente image. Enfin, concernant le cimetière dont la gestion concerne en premier lieu les communes, le Baromètre fait apparaître qu'il est aujourd'hui considéré comme une façon de donner un lieu aux personnes disparues (35 %), un lieu de mémoire collective (33 %) puis une tradition (26 %). Autant de données que les élus doivent prendre en compte pour répondre aux attentes de leurs administrés.


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