« Projet Kléber » : tel est le nom de cette expérimentation qui a reçu le soutien financier de l'État par le biais de l'Ademe. Concrètement, une centaine de véhicules hybrides rechargeable (VHR) seront mis à disposition d'établissements strasbourgeois partenaires, publics et privés confondus, selon un système de location de longue durée. Ces véhicules auront une autonomie d'une vingtaine de kilomètres en mode exclusivement électrique et pourront basculer sur le moteur thermique si la batterie est déchargée ou s'ils ont besoin de davantage de puissance.
« Les véhicules hybrides classiques ne se rechargent pas par branchement sur un réseau électrique, mais grâce à l'énergie cinétique générée lors du freinage, précise-t-on à la communauté urbaine de Strasbourg. Sachant que la recharge complète de la batterie ne durera que deux heures, la VHR de Toyota, qui pourront donc rouler la plupart du temps grâce à l'énergie électrique, pourrait bien préfigurer le mode de déplacement individuel urbain privilégié des futures générations. »
27 points de charge
Au premier rang des partenaires du « Projet Kléber », la ville et la communauté urbaine de Strasbourg loueront cinq véhicules hybrides rechargeables qui intégreront pleinement le parc de véhicules de fonction ou de service. Ainsi, ils seront utilisés par les agents comme par les élus.
La ville et la communauté participeront également à la mise en place des vingt-sept points de charge « publics », en partenariat avec Électricité de Strasbourg qui assurera les prestations techniques pour le compte d'EDF. Dix-neuf bornes seront installées dans les parkings publics et huit sur la voirie (les utilisateurs testeurs disposeront en plus de points de charge à leur domicile et au sein de leur entreprise). De plus, une subvention sera attribuée par la collectivité à la société d'autopartage strasbourgeoise pour l'intégration de trois véhicules hybrides rechargeables dans son parc automobile.
Une expérimentation qui enthousiasme le maire de Strasbourg, Roland Ries : « Au début des années 1990, alors que les enjeux environnementaux n'étaient pas fortement médiatisés, Strasbourg avait déjà fait le choix pionnier du tramway. Parallèlement à cette orientation, le réseau des pistes cyclables a été développé pour atteindre aujourd'hui plus de 550 kilomètres et le centre-ville a été largement piétonnisé. Outre la fierté de pouvoir participer à cette noble et innovante expérience, le « Projet Kléber », je me réjouis de voir ainsi confortée la position pionnière de Strasbourg an matière de mobilité durable. »