Le Président de la République a de nouveau voulu justifier le gel des dotations de l'État aux collectivités locales. Compte tenu des impacts déjà négatifs de la réforme de leur fiscalité, les Régions ne peuvent que renouveler leurs craintes face à une telle obstination. (...) Il est faux de prétendre que seul l'État ferait des efforts de rigueur dans la période, à un moment où les collectivités ne cessent de pallier ses carences, notamment en matière de transport, d'éducation, d'emploi ou de soutien à l'économie. Surtout, ainsi qu'elles l'ont rappelé au Premier ministre le 20 janvier dernier, les Régions ne peuvent à la fois répondre aux sollicitations gouvernementales, autour d'objectifs qui peuvent être partagés, et demeurer sans réaction, quand les pouvoirs publics n'ont de cesse de réduire les moyens de ces mêmes régions. »