Les associations membres de la MEPLF ont pris connaissance avec inquiétude de la réponse des autorités françaises aux positions de la Commission européenne présentées dans le 5e rapport sur la cohésion économique sociale et territoriale. En effet, la contribution française mentionne explicitement que la baisse de la part du budget européen consacré à la politique de cohésion est un objectif « prioritaire » pour le gouvernement français. C'est précisément cette prise de position française susceptible de remettre en cause une politique qui « a prouvé sa valeur ajoutée dans l'accompagnement et le développement économique et social des territoires au cours des vingt dernières années » qui inquiète tout particulièrement les membres de la MEPLF. Ils la comprennent d'autant moins que le communiqué officiel du Conseil des ministres du 16 février dernier soulignait « l'importance pour la France, pour les collectivités territoriales et ses territoires, notamment pour l'outre-mer, de la politique de cohésion. » Leur interrogation est d'autant plus vive que les négociations sur le futur cadre financier ne démarreront véritablement qu'en juin prochain avec la présentation des propositions par la Commission. Autant de raisons qui ont conduit les présidents des associations membres du MEPLF (AMF, ADF, AMGVF, FMVM et APVF) à adresser un courrier à Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture pour lui demander l'ouverture d'une véritable concertation sur les principales questions abordées dans ce document.