Cette opération dite « La Pelousière » a été réalisée sur la commune de Langouët (545 hab. - Ille-et-Vilaine - Communauté de communes du Val d'Ille) par « Habitation familiale - Coopérative de l'Habitat », en collaboration avec les architectes Véronique Brégent et Véronique Cornillet. La conception du plan de masse s'est attachée à répondre aux objectifs et aux engagements environnementaux de la commune :
obtenir un plan de masse structurant l'ensemble du projet et son inscription dans le territoire (respect des formes d'habitat existant) avec une densité de 18 logements par hectare ;
limiter les surfaces des terrains privatifs (266 à 495 m2).
D'autre part, les maisons ont été conçues pour créer un habitat sain et durable (certaines d'entre elles étant d'ailleurs évolutives), tout en inscrivant le projet dans le paysage. Comme le souligne le maire Daniel Cueff, « Fixer des objectifs en termes de santé (matériaux écologiques pour les ouvriers et les usagers), d'économie d'énergie (avoir des logements à très faible besoin en chauffage), de cadre de vie, de gestion des eaux de surface, de biodiversité et de maîtrise du coût énergétique du chantier est chose aisée à faire. D'autant que le projet est né d'une démarche Addou (voir encadré) préalable, avec l'aide de l'Ademe, du Conseil local à l'énergie et du Pays de Rennes. Plus difficile est la concrétisation. Cela demande une ingénierie très conséquente ; ce qu'a su faire Habitation Familiale en proposant à la commune deux architectes convaincues qui se sont appuyées sur le schéma d'urbanisme commandé par la commune à l'architecte Roc de Crevoisier. Elles-mêmes se sont attaché les services de thermodynamiciens et d'économistes de la construction. Mais surtout elles ont eu l'intuition avec l'équipe opérationnelle d'Habitation Familiale qu'il fallait travailler très en amont avec l'entrepreneur principal. La mise en place de ce dispositif lourd a permis de concevoir des maisons en accessions sociales et des locatifs sociaux avec des performances exceptionnelles notamment sur le plan thermique puisque l'expérience montre que les besoins de chauffage sont inférieurs à 20 jours par an. Plusieurs communes de Bretagne sont d'ailleurs, comme Langouët, fortement engagées dans le logement social écologique avec l'espoir à terme d'une généralisation sur l'ensemble de la Bretagne. Les communes répondent ainsi à l'une de leur mission première : donner l'exemple en développant les bonnes pratiques. »