Par une circulaire du 16 août 2011, le ministère de l'Agriculture propose d'accompagner la restauration scolaire d'une part à l'application des exigences nutritionnelles, et d'autre part, à la valorisation de la place du repas au sein d'un projet partagé d'établissement. De la maternelle au lycée, 6 millions d'élèves fréquentent la cantine et un milliard de repas sont servis chaque année dans les restaurants scolaires. Or « l'équilibre alimentaire et la qualité des repas servis s'avèrent encore préoccupants dans de nombreux établissements », constate le ministère. L'action « Bien manger dans ma petite cantine » concerne les cantines du 1er degré servant moins de 80 couverts quotidiens. Le ministère propose d'étendre à l'ensemble du territoire le dispositif de formation adapté aux contraintes des cantines de petite taille (sensibilisation des élus à l'équilibre nutritionnel et intervention d'un diététicien référant) conçu en 2009 en Poitou-Charentes. Le ministère financera en 2011 la totalité du coût de l'action à hauteur de 4.000 euros par région pour l'accompagnement d'un groupe d'une vingtaine de communes par région. Pour l'ensemble du territoire, le financement s'élève à 104.000 euros. « Plaisir à la cantine » constitue un dispositif d'accompagnement, valorisant le temps du repas au sein des collèges, et se composant d'une charte d'engagement, d'un programme de formation optionnel et d'ateliers destinés aux élèves. Le ministère prévoit un financement de la moitié du coût de l'action par région, soit 9.000 euros maximum, aide qui pourra bénéficier à une vingtaine de collèges par région. « Des co-financements sont à rechercher auprès des collectivités locales, des agences régionales de santé, des rectorats etc. », indique la circulaire.
Le ministère de l'Intérieur devrait par ailleurs diffuser une circulaire concernant la laïcité dans les cantines. Le texte indique que si les collectivités territoriales disposent d'une grande liberté dans l'établissement des repas, « le fait de prévoir des menus en raison de pratiques confessionnelles ne constitue ni un droit pour les usagers ni une obligation pour les collectivités ». « Dans la pratique, constate le ministère de l'Intérieur, la plupart des cantines proposent depuis longtemps des substituts au porc, et servent du poisson le vendredi, permettant ainsi le respect des prescriptions ou recommandations des trois principaux cultes présents en France ».