Une délégation de service public (DSP) oui, mais exigeante ! Après un long débat public sur le mode de gestion à la fin de son contrat avec Lyonnaise des eaux, en 2009, l'équipe municipale de Libourne (23 830 hab. - Gironde) a tranché. La charte de l'eau adoptée alors défendait une gestion durable de la ressource et un accès à l'eau pour tous. Deux priorités qui se retrouvent dans un nouveau contrat de DSP de 7,5 ans imposant, au-delà des performances techniques plus classiques, de nouvelles règles de jeu, avec notamment deux décisions emblématiques : la tarification progressive et une régie de contrôle. « La régie de contrôle doit garantir le respect des engagements du délégataire. Sa composition, qui associe les citoyens, permet de prendre en compte des préoccupations très diverses », explique Pascale César, la directrice adjointe des services. Cette commission extra-municipale, présidée par le maire, comprend vingt membres, dont huit représentent les conseils de quartier et les associations. Ils siègent aux côtés des élus, des représentants du service municipal, du délégataire et de l'organisme extérieur de contrôle choisi par marché public et financé par Lyonnaise des eaux. Dans sa composition complète, la régie se réunit une fois par trimestre et une fois par mois dans une configuration restreinte pour aborder des sujets techniques. « Nous nous sommes appliqués les recommandations de l'Association pour un contrat mondial de l'eau pour qui la gestion de l'eau doit relever de la démocratie participative », revendique le président de la communauté de communes du Libournais et qui fut maire de la ville, Gilbert Mitterrand.