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Écologie industrielle : la clé anglaise

LA RÉDACTION, LE 1er JANVIER 2016
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A ller chercher les synergies industrielles avec le couteau entre les dents. » L'image employée par Laurent Georgeault, chargé de mission à l'Institut de l'économie circulaire, n'est pas forcément heureuse mais a le mérite d'être claire : les méthodes d'écologie industrielle employées aujourd'hui en France sont loin d'être suffisamment efficaces. C'est pourquoi l'institut coordonne dans quatre des anciennes régions (Aquitaine, Bretagne, Haute-Normandie et Rhône-Alpes) une expérimentation dont la séquence opérationnelle vient de débuter. Celle-ci vise à tester la méthode NISP ou PNSI (National Industrial Symbio-sis Programme), qui a fait ses preuves en Grande-Bretagne. « L'institut s'occupe de la coordination nationale. Le bureau d'études britannique International Synergies Limited (ISL) fournit les outils de formation, de cadrage et de suivi et l'Ademe un soutien méthodologique et financier. Participent également le bureau d'études spécialisé Aldérane, le Commissariat général au développement durable qui souhaite inclure les Dreal dans la boucle, l'université de technologie de Troyes (UTT) et plusieurs grandes entre-prises en qualité d'observa-teurs », énumère Laurent Georgeault. Budget pour le « tronc commun » national : environ 450 000 euros appor-tés par l'Ademe, les Régions qui fournissent également des moyens humains, l'institut et l'association Les acteurs de l'écologie industrielle. Seize ateliers, quatre par région, seront organisés d'ici à la mi-2017. Objectif : faire participer 150 à 200 entreprises dans chacun d'entre eux. « Ces ateliers, gratuits, rassemblent les entreprises pendant une demi-journée. Les pistes de synergie ou de mutualisation leur sont restituées au bout de trois jours. Les méthodologies “traditionnelles” sont trop académiques. Elles prévoient des restitutions au bout de six mois », explique Laurent Georgeault. Le premier atelier s'est déroulé le 1er  décembre 2015 à Saint-André-de-Cubzac (33). Bilan : 41 entreprises partici- pantes, 536 synergies potentielles identifiées ainsi que, chose rare, des propositions de partage de compétences. « Ces ateliers sont une très bonne manière de découvrir les entreprises du territoire et d'y trouver des opportunités insoupçonnables auparavant », témoigne Sarah Vassal, chez Siniat. « Le travail sur la sémantique est important, ajoute Laurent Georgeault. Il faut privilégier l'entrée économique, s'adresser aux entreprises en utilisant leur langage. Nous leur parlons d'économie circulaire, d'opportunités d'affaires, plutôt que d'écologie industrielle... » En Aquitaine, la démarche est menée par la Région et le centre technologique Apesa. C'est la CCI Bordeaux-Libourne qui organisait le premier atelier. « Les CCI peuvent, selon les territoires, intervenir à un niveau de coordination ou être directement opérateurs. Peu importe les structures, il faut des professionnels qui disposent de temps et qui ont l'envie d'avancer, insiste Laurent Georgeault. Une fois que nous présenterons des résultats tangibles, nous pourrons voir comment prolonger l'aventure et avec quels financements... » l


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