Un nouveau Samu de l'environnement sera opérationnel dans la région Centre au printemps 2012. Comme pour ses deux frères, situés dans le Nord-Pas-de-Calais et en Alsace, son activité sera très concrète : « Nous ferons des dosages pour mesurer les polluants dès le signalement d'un problème », explique Luc Brunet, président de la Fédération des Samu de l'environnement. L'équipement de ces ambulanciers verts leur permet d'intervenir dans les deux heures et de détecter 150 paramètres chimiques qui perturbent l'air, l'eau ou le sol. Avec une cinquantaine d'interventions en moyenne, l'expérience montre que ce service est surtout sollicité pour des déversements accidentels d'hydrocarbures, de produits domestiques dangereux ou de pesticides. Pour couvrir les six départements de la région, cette nouvelle association, basée à Orléans, recherche activement des référents bénévoles, qu'ils soient gardes-pêche ou simples citoyens après formation. Ils seront équipés d'une mallette, pour les dosages essentiels, ou de sacs à dos plus complexes munis d'électronique. Enfin, une ou deux camionnettes auront la capacité d'analyser les 150 paramètres chimiques. Cette nouvelle réponse à l'urgence environnementale rencontre un franc succès. Depuis le premier Samu, créé en 2004 en Alsace, le réseau s'étend progressivement dans l'Hexagone. « Trois autres services devraient voir le jour avant la fin de l'année », promet Luc Brunet, qui espère « engager avec tout le monde, citoyens, entreprises et institutions locales, une démarche d'alerte commune ».