À parcourir l'ex-RN 3 à Pantin (93), aux portes de Paris, on comprend bien pourquoi le bruit est souvent qualifié d'ennemi public numéro un. Pionnier dans l'élaboration des cartes et plans bruit imposés par l'Europe, le conseil général de Seine-Saint-Denis poursuit une opération antibruit qui devrait soulager les oreilles de nombreux riverains de cette route très fréquentée, pour moitié à Pantin, donc, mais aussi à Bondy, aux Pavillons-sous-Bois et à Livry-Gargan . Le Département espère traiter 425 logements d'ici à fin 2015, 120 l'ayant déjà été en 2013. « Pour cette année, des travaux sont par exemple en cours dans une copropriété pantinoise de 28 logements, d'autres sont programmés cet été dans une résidence sociale de 90 appartements », précise le chargé d'opération Thierry Pereira. Pour cette action phare de son plan bruit, le 93 a sollicité l'enveloppe « Points noirs du bruit » (PNB) de l'Ademe qui apporte 80 % des 4 millions d'euros budgétés. Peu sollicitées, ces subventions seraient d'ailleurs en sursis. Après diagnostic acoustique et thermique effectué par le bureau d'études Arcadis, les propriétaires de logements classés PNB peuvent donc prétendre à une prise en charge à 90 % des travaux de pose de doubles vitrages à isolation acoustique renforcée, avec un plafond parfois dépassé. « À la suite du diagnostic, le bureau d'études propose aussi trois scénarios de travaux d'isolation thermique et peut guider les propriétaires vers d'autres subventions », complète Thierry Pereira. D'une pierre, deux coups.