Des Pilote chercheurs du CNRS et des universi-Sur le marché tés de Marseille et d'Orsay ont mis au point une méthode de détection et de dénombrement des légionelles vivantes en moins de vingt-quatre heures, au lieu de dix jours par la méthode de détection réglementaire. La légionellose, qui touche plus de 5 600 personnes chaque année en Europe, est principalement due à une bactérie, Legionella pneumophila, souvent présente dans les réseaux d'eau chaude. La rapidité avec laquelle on est capable de la détecter dans ces réseaux est déterminante pour lutter efficacement contre les épidémies. Les bactéries sont mises en contact avec un sucre qu'elles seules sont capables d'utiliser, et qui est préala blement modifié. Ainsi, les légionelles vivantes incorporent le sucre modifié dans leur membrane cellulaire. Il suffit alors de détecter ces sucres à l'aide d'une molécule fluorescente par exemple pour compter les bactéries pathogènes. Cette méthode, qui a fait l'objet de deux brevets, a été testée uniquement en laboratoire, sur des légionelles isolées. « Pour détecter Legionella pneumophila en milieu réel, nous devons encore prouver que cette technique fonctionne lorsque d'autres bactéries les accompagnent et en présence de contaminants, précise Boris Vauzeilles, un des chercheurs à l'origine de ces travaux. Nous allons créer une société pour ce développement, et nous espérons des résultats d'ici un an. » Pour, à terme, développer un kit utilisable sur site.