Les agents du Grand Lyon s'y accrochent, tout comme ceux de Nantes Métropole. Pourquoi en seraitil autre ment à Marseille ? On croyait que le finiparti, en vigueur depuis des décennies pour le ramassage des ordures ména gères, allait être terrassé par Marseille Provence Métro pole (MPM), la communauté d'agglomération, lors du vote, le 18 juillet dernier, de son nouveau contrat local de pro preté. Pas si simple ! En pré ambule, Guy Tessier, le pré sident de MPM, l'a reconnu : « Ce sera difficile », précisant, un peu plus tard, qu'au final, « la justice elle-même ne l'avait pas condamné ». La cour administrative d'appel, en effet, a seulement déclaré illégale, en date du 25 avril, « l'absence de vote » sur cette pratique et avait donné six mois à la collectivité pour se mettre à jour. Ce sera donc chose faite. Mais qu'estce qui change, peuvent se demander les Marseillais, révulsés par la saleté chronique du centre ville, notamment ? Si l'élu reconnaît que jusqu'à présent les agents travaillaient en moyenne entre deux heures et trois heures trente par jour, le nouveau texte leur impose, sur une journée théorique de collecte de sept heures trente, cinq heures de travail (quatre heures trente de collecte), les agents pouvant alors « être libérés si la collecte est achevée pour l'ensemble du secteur et après vérification par la maîtrise de la qualité du travail effectué ». Et MPM de mettre en avant « l'usage des bennes équipées de GPS, associé à une modernisation des pratiques managériales », pour assurer que le chan gement sera visible.