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Traitement passif des eaux minières

LA RÉDACTION, LE 1er OCTOBRE 2014
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Sur le marché L 'ennoy age des mines consécutif à l'arrêt des activités de Charbonnages de France en Moselle, en 2004, impliquait des mesures compensatoires. En effet, la montée des eaux chargées en fer et en manganèse menaçait de contaminer la nappe phréatique située juste au-dessus. Il s'agissait donc de réduire la concentration en polluants tout en maintenant le niveau d'eau dans le réservoir minier en dessous de l'aquifère. À l'issue d'un appel d'offres public, la Dreal Lorraine et le BRGM, maîtres d'ouvrage, ont retenu la solution d'Antea Group. La société d'ingénierie en environnement a imaginé un traitement entièrement passif inspiré des procédés des stations d'épuration : puisées à 180 m dans les anciens puits, les eaux d'exhaure sont traitées par oxygénation et décantation avant rejet dans le milieu naturel. « Les turbulences provoquées par deux cascades aménagées en amont des deux bassins de décantation oxygènent l'eau. Les oxydes de fer et de manganèse sont ensuite précipités dans des bassins de 8 000 m3 chacun. Enfin, deux lagunes plantées de roseaux fixent les oxydes et réduisent les matières en suspension », détaille Cécile Clément, ingénieur de projet chez Antea Group. Cette ingénieure de 32 ans a d'ailleurs reçu pour sa contribution à ce projet une mention d'honneur dans le cadre du Prix européen des jeunes professionnels de l'ingénierie. Après deux stations aménagées à Creutzwald et Forbach pour 2,5 millions d'euros chacune, une nouvelle station devrait démarrer, début 2015, à Freyming-Merlebach . Au rythme de 60 à 450 m3 pompés par heure, une trentaine d'années seront nécessaires pour traiter les eaux du réservoir minier. Quant au pompage, il se poursuivra pour préserver des zones bâties.


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