À l'occasion de la présentation du grand plan d'amélioration de la sécurité routière qui s'est tenu le 26 janvier 2015, le ministre de l'Intérieur a présenté vingt-six mesures destinées à combattre l'accidentalité routière sous toutes ses formes. En 2014, l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) avait constaté une hausse de 3,7 % de personnes tuées par rapport à l'année 2013. Le constat est le même pour les personnes blessées sur les routes de France avec une hausse de 2,5 % par rapport à l'année précédente.
Les mesures présentées par le gouvernement s'articulent autour de quatre axes majeurs : la protection des plus vulnérables, la lutte contre les infractions graves, l'amélioration de la sécurité des véhicules et des infrastructures et enfin la sensibilisation, la prévention et la formation. Parmi les mesures énoncées se trouve la possibilité pour les maires d'abaisser la vitesse sur de grandes parties, voire sur la totalité de l'agglomération pour réduire le nombre et la gravité des collisions. Par ailleurs, le stationnement des véhicules (à l'exception des deux-roues) sera interdit à moins de cinq mètres des passages piétons afin d'assurer une plus grande visibilité entre conducteurs et piétons. Ces derniers sont particulièrement vulnérables. Au cours de l'année 2014, le nombre de piétons tués a augmenté de 8 %. Bernard Cazeneuve s'est engagé à travailler avec l'Association des maires de France (AMF) afin d'« améliorer la sécurité des piétons dans les villes et les villages ». Le ministre a également suggéré la création d'un label, en collaboration avec l'AMF, afin de récompenser les communes les plus engagées dans la sécurité routière.
L'objectif poursuivi par le gouvernement est celui d'une réduction par deux du nombre de tués sur la route d'ici 2020.