L'autoréhabilitation accompagnée dans le secteur de l'habitat a désormais son pendant pour les appareils ménagers : à Marsac-sur-l'Isles, près de Périgueux (24), et Limoges (87), les deux ateliers d'autoréparation créés il y a cinq mois rencontrent un certain succès. Une initiative dans l'air du temps qui vise, dans une logique d'économie circulaire, à réduire le gaspillage des ressources et augmenter la durée de vie des produits. Elle est aussi à replacer dans la lignée de la loi Hamon sur la consommation. Celle-ci comporte un volet sur les pièces détachées et a abouti à un décret obligeant, depuis mars dernier, à informer via les étiquettes le consommateur de « la disponibilité de ces pièces, pour une meilleure réparabilité des biens ». Qu'en disent les fabricants ? « Nous y sommes favorables et, pour preuve, avons porté depuis deux ans avec l'Ademe cette offre innovante d'autoréparation », explique Camille Beurdeley, déléguée générale du Groupement interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménager (Gifam). C'est donc avec son appui que ces deux réparateurs ont aménagé leurs ateliers pour y accueillir le public. Les clients, moyennant une adhésion d'une trentaine d'euros, viennent avec leurs appareils (des lave-linge essentiellement) et en effectuent eux-mêmes la réparation, avec les outils, pièces fournies et conseils disponibles. « Nous nous sommes donné deux ans pour voir si cela prend, avant de généraliser, poursuit-elle. Le bouche-à-oreille jouera beaucoup. Ce sont des lieux de réparation mais aussi d'échange, de lien social. Il attire des bricoleurs, mais aussi certains qui, ne sachant pas comment s'y prendre, ont soif d'apprendre. »