L'Union des métiers de l'industrie hôtelière de Corse vient de lancer le projet Rispettu pour réduire l'impact environnemental de ses hôtels et diminuer leurs coûts de fonctionnement. Après une expérimentation sur un hôtel de l'île de Beauté en 2015, 10 hôtels seront accompagnés en 2016 et 2017. La méthodologie conçue par Evea Tourisme a été testée en Auvergne, Ile-de-France et Franche-Comté pour aboutir à une étiquette qui affiche quatre indicateurs : le CO2, la consommation de ressources bon renouvelables, la consommation d'eau en cycle de vie et le pourcentage de produits biologiques et éco-labellisés.
Des économies à la clé
Ces indicateurs qui ont évolué depuis les premières expérimentations ont été validés par le groupe de travail sur l'affichage environnemental mis en place par le ministère de l'Ecologie. Ainsi, les indicateurs de flux ont été remplacés par des indicateurs d'impact. « Passer de la consommation d'eau à la consommation d'eau en cycle de vie permet par exemple de prendre en compte au-delà de l'eau consommée par la blanchisserie, l'eau utilisée pour la fabrication des textiles ou l'eau consommée pour produire la charcuterie proposée au petit-déjeuner. Cela encourage ainsi de prolonger la durée de vie du linge et de privilégier une alimentation moins carnée. De la même manière, au-delà de la seule consommation d'énergie, on prend aussi en compte dans l'indicateur consommation de ressources non renouvelables, le pétrole utilisé pour la fabrication des emballages en plastique », explique Hubert Vendeville, le directeur d'Evea Tourisme. L'étiquette affiche une note globale de A à E ainsi que les performances obtenues pour chaque indicateur. Ces informations chiffrées et transparentes sur l'impact environnemental d'une nuitée présente plusieurs intérêts. Bien sûr c'est un outil de communication à destination des clients de plus en plus sensibles aux arguments environnementaux. Mais c'est aussi un outil de gestion qui génère des économies. Selon Evea Tourisme, la démarche permet de réduire de 0,5 à 2 euros par nuitée le coût de fonctionnement de l'hôtel, ce qui peut représenter 13 000 euros pour un hôtel moyen.