Aider à mieux comprendre la biodiversité de l’école à l’entreprise et favoriser ainsi la diffusion des emplois liés aux services écologiques dans l'ensemble des secteurs d'activités. C'est l'esprit général de la nouvelle note que publie la Fabrique Écologique et qui a donné lieu, ce mardi 31 janvier, à un « atelier co-écologique » parisien. « L'objectif de cette note, dont une version définitive sera publiée en juin, est de mettre en avant trois idées nouvelles et concrètes, en complément du rapport que le Conseil économique social et environnemental a déjà publié sur le sujet en septembre 2016 », souligne Géraud Guibert, président du groupe de réflexion transpartisan.Ce rapport du Cese (lire notre article) évaluait à 22 000 ou 48 000, en fonction du périmètre choisi, le nombre d'emplois liés à la préservation de la nature et aux services écologiques. « En 2010, le premier rapport du comité de filière sur la biodiversité et les services écologiques tablait sur un chiffre de 30 000 emplois en 2015. Mais sur le terrain depuis 2012, on observe un frein au développement de ces emplois dû à la stabilisation du marché des études d'impact environnemental et à la baisse significative des subventions aux associations », déplore Pierre Cellier, jeune écologue président du groupe de travail. La note avance donc trois propositions « afin d’agir à long, moyen et court termes ». Première piste : créer sur l'ensemble du territoire environ 7 000 lieux de découverte de l'écologie et de la biodiversité qui soient ouverts à tous et régulièrement fréquentés par les scolaires, à l'mage du projet de ferme urbaine participative de Malakoff (92) qui vient d'être distiingué par les Eco-Maires. « L’accès à la culture au sens large a très souvent été accéléré au travers d’un couplage entre les infrastructures spécialisées et l'Éducation nationale », illustre ainsi la note qui propose par ailleurs de « s’appuyer en partie ou totalement sur les réseaux d’associations d’éducation à l’environnement ».Deuxième idée : développer la création de Mooc de vulgarisation. « Il y a peut-être un modèle économique à trouver en faisant financer cette production de formations en ligne par les grandes entreprises d'infrastructures linéaires désireuses de sensibiliser et de former leurs salariés à la biodiversité », imagine Pierre Cellier.Enfin, troisième proposition : créer un réseau d’experts pour conseiller entreprises et collectivités dans la prise en compte de la biodiversité dans leur fonctionnement global ou pour des projets précis. « Ce réseau pourrait être porté par les trois établissements publics à caractère économique déjà existant : les CCI, les chambres d’agriculture et les chambres de métiers et de l’artisanat (…). Les fédérations professionnelles de branche (…) pourraient également jouer un rôle de relais ou d’interlocuteur privilégié dans ce réseau d’experts », précise la note. Fabian Tubiana