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[Tribune] « Sans biodiversité, la pérennité des sociétés humaines est en jeu »

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[Tribune] « Sans biodiversité, la pérennité des sociétés humaines est en jeu »
Par Nicolas Thierry, vice-président Environnement et Biodiversité de la région Nouvelle-Aquitaine ; Michèle Rivasi, députée européenne EELV et candidate à l’élection européenne ; Gilles Clément, candidat EELV à l’élection européenne, le 6 mai 2019
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Cette semaine, trois eurodéputés ou candidats aux élections européennes sous les couleurs d’Europe écologie les verts (EELV), reviennent sur la crise traversée par la biodiversité mondiale. Alors que l’IPBES publie aujourd’hui un rapport sur l’état des espèces à l’échelle internationale, Michèle Rivasi, Nicolas Thierry et Gilles Clément tirent la sonnette d’alarme et défendent leurs positions.

Alors que s’est tenue à Paris la septième session plénière de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), sorte de « GIEC de la nature », qui publie ce lundi son rapport, l’état du monde vivant n’a jamais été aussi menacé.
 
Les rapports scientifiques se succèdent et la conclusion est toujours la même. Ou plutôt, le constat est toujours plus alarmant que jamais. Insectes, oiseaux, poissons, mammifères, micro-organismes du sol ou encore diversité de la flore, le tissu du vivant s’étiole sous nos yeux. Selon un rapport de l’ONU à paraître, près d’un million d’espèces animales et végétales seraient menacées de disparaître à cause des activités humaines. Les chiffres sont vertigineux. Un tiers des oiseaux ont disparu en l’espace de 15 ans et 80% des insectes volants en 30 ans ! L’impensable est en train de se produire : nous sommes la première génération humaine à assister à l’anéantissement de la vie sur Terre.
 
Les précédentes grandes extinctions de masse se sont produites sur des laps de temps qui couraient sur des millions d’années. Ce que nous vivons aujourd’hui est de l’ordre de l’instantané, de quelques décennies. Une accélération du taux d’extinction des espèces, des trésors de vie détruit à jamais dans une glaciale indifférence.

Hypothéquer l’habitabilité de notre planète
 
Pourtant, sans biodiversité, dont nous faisons partie, c’est l’habitabilité même de notre planète que nous hypothéquons. La pérennité des sociétés humaines est en jeu. Pour le dire autrement, à l’horizon de quelques décennies, nous faisons face à une menace existentielle. Cette situation inédite devrait générer des réunions de crise, mobiliser toute l’énergie de la puissance publique afin de revisiter l’intégralité des politiques afin de rendre celles-ci compatibles avec la préservation du vivant sous toutes ses formes.
 
Irresponsabilité, incompétence ou déni ? Peu importe, la conclusion est la même : ne pas se hisser au niveau de cet enjeu c’est ne pas être à hauteur de l’Histoire, de notre histoire. Comme l’illustre la conférence de presse du président Macron le jeudi 25 avril dernier, l’environnement a disparu des radars, devenant l’angle mort de notre projet commun. Et tant pis si des centaines de milliers de jeunes s’expriment dans la rue pour revendiquer légitimement le droit à un avenir. 

Protéger les habitats, sortir des pesticides et lutter contre le dérèglement climatique
 
Les solutions pour enrayer l’érosion de la biodiversité sont pourtant connues : cesser de détruire et de fragmenter les habitats naturels, sortir des pesticides qui contaminent le sol l’air et l’eau, et lutter résolument contre le dérèglement climatique sont trois puissants leviers à notre disposition pour nous réconcilier avec le vivant. Pour y parvenir, les écologistes ont un plan d’action, qui passe notamment par la mise en œuvre d’un traité environnemental européen qui ait force de loi et chapeaute tous les autres traités afin de faire passer l’environnement avant la finance. Face à la poursuite de l’accaparement et de la privatisation, face à l’industrie extensive de l’agriculture, des déchets ou de l’énergie, face à l’artificialisation des sols, nous voulons urgemment ré-ensauvager l’Europe et recréér un vaste patrimoine écologique terrestre et marin, avec des zones protégées inter-connectées et des corridors écologiques pour permettre à la faune et à la flore de se déployer de nouveau sur le sol européen.

Les élections européennes comme moment de vérité
 
Les élections européennes seront un moment de vérité, l’occasion de choisir entre deux catégories de responsables politiques.
Celui des conservateurs qui, pour reprendre la formule de Bossuet, s’affligent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes - ceux qui pensent qu’il est possible de continuer ainsi sans profondément changer notre rapport à la nature et au vivant.
 
Ou celui de ceux qui aperçoivent à l’horizon le seuil de l’irréversible. Ceux-là, celles-là, habité-es par un sentiment d’urgence, savent que dorénavant toutes les décisions doivent être conditionnées à la protection de la biodiversité. Ceux là, celles-là, savent qu’une espèce protégée est plus importante qu’une nouvelle bretelle d’autoroute, qu’une zone humide est infiniment plus précieuse qu’un parking de supermarché.
 
Lors de leur dernière mandature, les députés écologistes européens ont arraché l’interdiction quasi-complète des néonicotinoïdes, ces terribles pesticides tueurs d’abeilles. Ils ont renforcé les normes sur les émissions de CO2 pour les véhicules et particulièrement les poids-lourds, ont permis la mise en place d’une commission d’enquête sur le diesel gate, et permis de ne pas autoriser de nouveaux OGM. Ils ont joué un rôle essentiel dans l’interdiction de la pêche en eaux profondes qui anéanti la faune des fonds marins. 
 
Les députés écologistes ont lutté de manière acharnée pour mettre en place des mesures contre ces intérêts privés qui permettent toutes les pollutions. Plus que jamais, ils appartiennent plus à ceux qui défendent le vivant face aux intérêts des lobbys et l’inertie politique. Ils sont déterminés à agir pour maintenir et sauver la plus élémentaire de nos aspirations, préserver le vivant.
Gilles Clément, Michèle Rivasi et Nicolas Thierry / Crédit : EELV
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