La société lyonnaise Fibroline a reçu le prix du meilleur process sur le salon Techtextil, fin mai, à Francfort pour son procédé d'imprégnation à sec des non-tissés pour le secteur automobile. « Notre technologie consomme trois à cinq fois moins d'énergie que le procédé traditionnel, où les non-tissés doivent être imprégnés d'un latex liquide et pressés avant de passer dans un four pour évaporation », explique Jérôme Ville, directeur commercial et développement de Fibroline. Cette société a développé une poudre qui imprègne la structure poreuse du non-tissé sous l'effet d'un champ électrostatique alternatif. « Sous l'effet de ce champ, la poudre change de polarité, et cela crée un mouvement qui permet l'imprégnation », précise Jérôme Ville. Si, en théorie, toutes les poudres peuvent être utilisées, un développement spécifique a été nécessaire pour répondre aux exigences du secteur automobile en termes de moulabilité (pour le procédé de thermoformage), de résistance à l'abrasion et de rigidité. Et, particularité, la poudre utilisée est un déchet de l'industrie de la peinture. Les premières machines devraient être installées chez des équipementiers d'ici à la fin de l'année, pour une production unitaire d'environ 5 millions de mètres carrés.