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Les entreprises s'équipent

LA RÉDACTION, LE 5 SEPTEMBRE 2011
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La biodiversité, un enjeu pour l'entreprise ? En quelques années, la question est devenue pertinente. Pour preuve, les outils à disposition se multiplient et le ministère de l'Écologie organise même à travers la France des sessions de sensibilisation des entreprises à la biodiversité. Un moyen pour elles de se familiariser avec EBEvie, un outil web élaboré avec Orée, l'institut Inspire et la société Dervenn. Les chefs d'entreprises peuvent s'y auto-évaluer en une heure et disposer de préconisations générales à intégrer dans leur politique environnementale. « Nous nous adressons essentiellement aux PME et TPE pour aider des non spécialistes à s'approprier un sujet complexe. C'est un préalable à des méthodologies plus élaborées », souligne Hélène Begon, du commissariat général au Développement durable. Plus complexe, l'ESR (évaluation des services rendus par les écosystèmes aux entreprises) est issue des travaux conjoints du WBSCD (World Business Council for Sustainable Development) et du WRI (World Resources Institute). Relayée en France par l'association des entreprises pour l'environnement (EPE) et l'institut Inspire, cette méthode aborde la biodiversité sous le prisme des services écosystémiques (ressources, régulation des milieux...). « Elle liste service par service leurs dépendances et impacts et fournit un cadre d'organisation pour agir », explique Emmanuel Delannoy, fondateur du think tank Inspire. Y sont déjà passés une dizaine de grandes entreprises (Cemex, EDF, La Poste ou Yves Rocher...) et autant de consultants. Cemex, par exemple, l'expérimente depuis un an sur sa carrière de Sandillon dans la vallée de la Loire. « À terme, toutes nos carrières certifiées Iso 14001 intégreront une cible biodiversité. On aura donc un système de management environnemental totalement intégré, repris ensuite sous un chapeau global Iso 26000 », souligne Christian Béranger, directeur développement durable. Dernier étage de la fusée, le bilan biodiversité qu'Orée devrait livrer sous forme de guide en 2012, version dynamique de l'ESR. « L'idée, c'est de fournir un outil de suivi opérationnel muni d'une batterie d'indicateurs : pression, état écologique et réponse de l'entreprise. Nous avons lancé depuis un an une phase de test avec plusieurs groupes : Veolia, LVMH, Séché, Maisons du Monde », précise Gaël Gonzales, chargé de mission biodiversité chez Orée. De son côté, la société de conseil Gondwana a lancé, en mai 2010, son audit biodiversité, tableau de bord élaboré sur la base d'un questionnaire détaillé de la vulnérabilité de l'entreprise, de ses perturbations et de ses dépendances à la biodiversité. Enfin, spécialisée en génie écologique, la société Dervenn propose depuis 2011 une activité de conseil incluant modules de formations et un diagnostic inspiré de l'ESR. Toutes les entreprises impliquées s'appliquent à décliner une stratégie biodiversité de manière transversale comme celle de développement durable. Depuis 2008, Suez a mis en oeuvre près de deux cents plans d'actions. Sa filiale déchets Sita a développé en 2008, avec le muséum national d'histoire naturelle, un indicateur de qualité écologique pour réaliser un diagnostic standardisé de la faune et de la flore sur ses installations de stockage et bâtir des plans de gestion adaptés. Chez RTE, un réseau régional des sept pilotes environnement travaille avec un réseau d'experts et des acteurs locaux. Une démarche encore balbutiante. « C'est dix fois plus simple pour une entreprise de travailler sur le carbone, car on dispose d'une métrique unique, souligne Mathieu Tolian à la direction RSE de Veolia Eau. On peut plus facilement raisonner en flux monétaire et intégrer son impact sur le climat dans sa comptabilité. La biodiversité doit suivre le même chemin. » Pour tenter de diffuser ce concept, l'association EPE travaille pour la rentrée 2011 à la traduction d'un nouveau guide du WBSCD/ WRI : le Corporate Ecosysteme Valuation. Et Orée se penche, de son côté, sur l'élaboration d'un bilan comptable qui intègre le capital naturel au même titre que le capital financier.


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