Environnement SA va commercialiser, fin 2011, un nouvel analyseur de particules baptisé CPA. Il repose sur l'utilisation de la radiométrie par jauge bêta : les particules absorbent une partie du rayonnement émis par une petite source radioactive. En mesurant par un compteur Geiger l'atténuation de la radioactivité, on en déduit la quantité de particules. Auparavant, les particules ont été sélectionnées selon leur taille, en jouant sur la géométrie des têtes de prélèvement. « Nous avons amélioré ce dispositif en ajoutant un compteur de particules par diode laser, permettant de déterminer le nombre de particules et leur granulométrie », ajoute Serge Aflalo, directeur commercial et marketing d'Environnement SA. La jauge bêta, plus précise, recalibre régulièrement le compteur optique. Il permet la mesure en continu, contre une attente d'une à trois heures entre deux mesures avec les dispositifs traditionnels. La société travaille également sur une méthode directe de mesure des oxydes d'azote. Réglementairement, le dioxyde d'azote (NO2) doit être mesuré par chimiluminescence, après conversion du NO2 prélevé dans l'air en monoxyde d'azote (NO). Or, « la conversion du NO2 en NO n'est pas efficace à 100 % », observe Serge Aflalo. Autre écueil, cette technique est difficile à mettre en oeuvre. Elle nécessite beaucoup de maintenance. Avec des laboratoires universitaires, la société a donc conçu une variante basée sur l'émission de lumière par le NO2, lorsqu'on l'éclaire avec une longueur d'onde spécifique. Cette technologie est connue en laboratoire. Environnement SA en a amélioré la sensibilité. Ce deuxième procédé devrait, lui aussi, être disponible d'ici à la fin 2011.