Le tribunal de Commerce de Vienne doit se prononcer le 21 février sur les quatre offres de reprise de Photowatt, en redressement judiciaire depuis novembre 2011. Le suspense est faible. Selon toute vraisemblance, les juges devraient retenir le dossier remis à la toute dernière minute par EDF. Via sa filiale Énergies nouvelles réparties, l'énergéticien s'engage à reprendre les 430 salariés du fabricant de cellules photovoltaïques, en interne ou dans une autre structure d'EDF. Très politique, cette reprise a surpris. Jamais le producteur d'électricité ne s'était dit intéressé par les actifs de Photowatt, alors que les difficultés de l'entreprise ne datent pas de la fin 2011. Pendant plusieurs mois, il devra supporter les pertes de Photowatt et injecter plusieurs millions d'euros, le temps de mettre au point la nouvelle technologie à hétérojonction développée par la société. En attendant, le groupe devra acheter tous les panneaux classiques fabriqués par Photowatt. Une solution qui risque de compliquer les relations entre EDF et ses fournisseurs actuels, dont l'américain First Solar, avec lequel la filiale Énergies Nouvelles du groupe a conclu un accord de partenariat en 2009, au point d'envisager la construction d'une usine en France. La nouvelle vie de Photowatt ne fait que débuter.