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Des économies en lumière

LA RÉDACTION, LE 19 MARS 2012
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Une économie de 700 GWh par an, soit la consommation électrique - hors chauffage et eau chaude - de 260 000 ménages ! L'obligation d'éteindre les enseignes lumineuses entre une heure et 6 heures du matin doit entrer en vigueur le 1er juillet et générer de substantielles économies d'énergie. C'est l'une des mesures annoncées par Nathalie Kosciusko-Morizet suite à la table ronde sur l'efficacité énergétique. En sus, le gouvernement a décidé de mettre à l'étude l'extinction obligatoire des éclairages extérieurs et intérieurs des bureaux. Ce qui devrait, selon le ministère de l'Écologie, « économiser l'équivalent de la consommation annuelle d'électricité d'un million de ménages ». La chasse au gaspillage dans l'éclairage a débuté. L'État a décidé d'agir selon deux axes : en limitant les gaspillages et en accélérant la rénovation du parc français. « Lancer une réflexion sur le sujet est très positif, bien sûr, mais il faut maintenant traduire cette volonté par des incitations, des soutiens financiers, voire des dispositifs contraignants », souligne Jean-Michel Trouïs, président du Syndicat de l'éclairage. L'organisation regrette, par exemple, que la réflexion engagée ne concerne que les bureaux, et non l'ensemble des bâtiments non-résidentiels. Le groupe de travail Pouvoirs publics de la table ronde avait en effet estimé que, sur 330 millions de mètres carrés de bâtiments publics, 80 % avaient besoin d'une rénovation de leur éclairage. En visant les 8 % de rénovations par an, il était possible de réaliser plus d'un milliard de kWh/an d'économie d'énergie. « Il reste du chemin à parcourir, mais la prise de conscience s'est faite, se félicite Élise Bourmeau, déléguée générale du syndicat. Nous nous en réjouissons. » Et pour cause, le train de mesure annoncé comprend également la mise à disposition, cette année, de 100 millions d'euros de prêts à 2 %, gérés par Oséo. Ils aideront les entreprises de moins de 50 salariés à financer des travaux d'économies d'énergie, dont la rénovation de l'éclairage devrait faire partie. Les modalités d'application de cette mesure devraient être précisées rapidement. Autre grand chantier engagé, celui de la rénovation de l'éclairage extérieur public. À l'heure actuelle, le parc est âgé en moyenne d'une trentaine d'années et ne répond plus ni aux normes européennes, ni aux exigences du Grenelle. Les premières prévoient un retrait du marché des lampes à vapeur de mercure dès 2015, or celles-ci représentent 30 à 35 % du parc français. Les secondes veulent limiter les nuisances visuelles et augmenter l'efficacité énergétique... donc faire appel à des éclairages plus performants. Le gouvernement a accordé à l'Ademe une subvention de 20 millions d'euros pour 2012. Elle est destinée à aider les communes de moins de 2000 habitants à rénover leurs installations. « Le dispositif devrait concerner environ un millier de communes sur les 31 900 de moins de 2000 habitants, annonce Bruno Lafitte, expert en éclairage à l'Ademe. Notre objectif est d'initier un mouvement, de montrer qu'il est possible et facile de gagner en efficacité. Ce que nous espérons, c'est que les bons exemples des petites communes motiveront les plus grosses villes. » Pour les professionnels, c'est une promesse d'activité. À l'image d'ETDE, qui vient d'inaugurer à Vif (38) un système d'éclairage public à détection de mouvement : les lampadaires s'illuminent progressivement lors du passage de piétons ou cyclistes. Cette innovation doit permettre à la ville d'économiser 75 % d'énergie sur la voie concernée, selon ETDE. Plus que jamais, la filiale de Bouygues se positionne comme un opérateur global de l'énergie et les collectivités locales représentent le tiers de son chiffre d'affaires. Elle ne veut plus se contenter de mener à bien des chantiers de nouvelles installations. « L'entretien et l'exploitation de celles existantes sont aujourd'hui stratégiques pour nous », pointe Jean-Philippe Trin, son PDG. C'est une activité assurée sur la durée, à l'heure où les capacités de financement des collectivités pour de nouveaux projets sont incertaines.


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