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Serge Verdier directeur général de Bionerval

LA RÉDACTION, LE 14 MAI 2012
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Comment évolue le marché de la méthanisation ? En France, le marché est naissant. Il est porté par la réglementation, notamment la loi Grenelle 2. Pour les producteurs de déchets, les obligations entrent progressivement en vigueur. Mais une vraie prise de conscience a eu lieu : la méthanisation peut réduire les taux de pertes et donc améliorer la performance économique des entreprises. Pour l'instant, nos clients sont surtout des industriels de l'agroalimentaire et, dans une moindre mesure, la grande distribution. La restauration y viendra elle aussi progressivement. L'heure n'est plus aux expérimentations... Nous avions déjà deux unités en fonctionnement en Vendée. Elles valorisaient respectivement 25 000 et 40 000 tonnes de déchets par an. Coup sur coup, nous en démarrons deux nouvelles ce printemps. En Loire-Atlantique, nous venons de mettre en route notre plus grande installation - 60 000 tonnes - en avril. Une deuxième va suivre en mai dans l'Essonne pour traiter 40 000 tonnes. Ajoutez un dossier en cours d'instruction dans l'Allier, nous allons atteindre une capacité totale de 200 000 tonnes par an. Bionerval va doubler ses effectifs cette année et passer de vingt à cinquante personnes. Comment se différencier sur ce secteur émergent ? Nos installations sont spécifiquement destinées aux déchets des professionnels de l'agroalimentaire. Nous n'allons pas prendre des déchets fermentescibles ménagers. Nous pouvons proposer un service sur mesure. Avec, par exemple, l'audit du nombre de contenants nécessaires, la mise à disposition, l'échange, le lavage et la désinfection des bacs. Dans l'Essonne, notre installation sera par ailleurs adossée à une unité de traitement des huiles alimentaires, issue de la restauration, pour la production de biocarburants. Après filtration de l'huile, une partie des déchets alimentera le digesteur. La chaleur produite lors de la méthanisation sera en partie utilisée dans le traitement des huiles. Restera un excédent de chaleur pour lequel nous cherchons une valorisation... Pour d'autres projets, pourquoi ne pas imaginer une unité produisant chaleur et électricité, mais qui injecte aussi du biogaz dans le réseau ? Il faudra certes trouver un optimum technico-économique. Mais l'administration réfléchit sérieusement à instaurer un tarif d'achat de l'électricité pour ce type d'unité mixte.


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